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Culture

Festival des Arts populaires
Pari réussi malgré les contraintes

Par L'Economiste | Edition N°:4078 Le 19/07/2013 | Partager
Les moyens financiers s’amenuisent
Un décalage des dates qui rendent difficile l’installation du festival
Cité des arts, résidences artistiques et labellisation, les nouveaux objectifs

Au palais Badii, des spectacles époustouflants qui rassemble de grandes troupes marocaines de toutes les régions. Ci-dessus: un tableau de clôture qui a fait monter sur scène 400 artistes

La 48e édition du festival des Arts populaires de Marrakech (FNAP), qui va baisser les rideaux ce dimanche, est bien particulière. D’abord, parce qu’elle a été décalée à la mi-juillet pour éviter les doublons avec d’autres événements programmés en même temps dans le Royaume. Et ce nouveau calendrier a imposé des choix dans la programmation vu le mois de Ramadan, comme l’annulation de la grande parade et du village du festival.
En remplacement, les organisateurs ont innové avec d’autres shows installés au théâtre royal. Et c’est la deuxième particularité de cette 48e édition. Le festival était scindé en deux scènes: la principale au palais Badii et une autre au théâtre royal qui a accueilli durant 4 jours plus de 14 groupes de musiciens du Maroc et d’ailleurs avec des spectacles quotidiens animés par les troupes de Aïta Jeblia, Hamid Serghini, Rayssa Fatima Tachkoutk ou encore Tarab El Hassani. D’autres troupes étrangères étaient aussi de la partie cette année comme le groupe coréen The Gwandae et l’Orchestre national de Barbès au grand plaisir des Marrakchis venus nombreux. Le festival a réussi son pari malgré le peu de moyens financiers dont il dispose. «Nous avons voulu, en dépit de la canicule et des moyens modestes, offrir une édition de qualité», insiste Mohamed Nait Mbarek, directeur de la Fondation des festivals de Marrakech. Mais c’est dans le site principal du festival que l’affluence était plus importante. Le palais Badii, site intimement lié à cet évènement, a accueilli chaque soir le meilleur du spectacle des arts populaires axés uniquement sur l’art traditionnel avec un fil conducteur pour l’arrivée de chaque troupe. Un magnifique spectacle de couleurs et de danses avec des troupes représentant l’ensemble des régions, orchestré avec brio par Abdessamad Dinia, metteur en scène au palais Badii. Le spectacle a revisité d’abord la décoration en donnant une touche théâtrale aux troupes folkloriques venant des quatre coins du Royaume: Rogba, Mengouchi, Ahouache Talouine, Dekka, Ahidous, Gnaoua, Abidat Rma et Ahouach Imintanoute qui se sont succédé sur scène.
Les arts populaires marocains font partie du patrimoine oral qui nécessite une mobilisation politique et une réflexion sur la meilleure manière de préservation, insiste Brahim Mezned, directeur artistique du Fnap. A l’approche de la 50e édition du festival des Arts populaires en 2015, la fondation des festivals de Marrakech appelle justement à une plus grande mobilisation pour faire face aux menaces qui pèsent sur la survie des arts populaires. «La relève n’est plus assurée et les répertoires s’appauvrissent», dénonce El Mezned. Le Fnap, le plus ancien festival du Maroc, n’est qu’un maillon de la chaîne de la préservation le temps d’une édition: 10 jours tout au plus. Alors que la sauvegarde et la promotion des arts populaires ont besoin d’un travail sur le long terme. Et justement la Fondation des festivals de Marrakech réfléchit à une nouvelle plateforme capable de préserver cet art et le transformer en une industrie créative au service du rayonnement du Maroc à l’international. Concrètement, il s’agit de la création d’une cité des arts populaires avec une programmation continue autour de la thématique des arts populaires. Cette institution unique en son genre peut-être dotée de plusieurs infrastructures dont un centre de conférences, une résidence artistique et hôtelière ouverte au public également.


Badra BERRISSOULE

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