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Economie Internationale

L’emploi et la croissance, priorités du G20

Par L'Economiste | Edition N°:4078 Le 19/07/2013 | Partager
La réunion se tient les 18 et 19 juillet à Moscou ec
Pas d’accalmie dans les pays de l’OCDE en 2014
Un demandeur d’emploi sur trois relève du chômage de longue durée

Dans son rapport sur les perspectives de l’emploi 2013, l’OCDE indique que  le chômage devrait rester élevé en 2014, notamment chez les jeunes et les travailleurs peu qualifiés. Les participants au G20 devront se pencher aussi sur les mesures de doper la croissance mondiale

L’emploi et la croissance occupent l’essentiel des travaux du G20 qui se tient les 18 et 19 juillet à Moscou. A la veille d’une réunion des ministres du Travail, Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, et Guy Ryder, directeur général de l’OIT, ont appelé les pays du G20 à renforcer la coopération pour combattre le chômage. Ils ont insisté sur les moyens de renforcer les investissements notamment dans les infrastructures, d’améliorer l’accès des petites entreprises aux crédits bancaires et surtout d’étendre la protection sociale. Le G20 (qui rassemble les puissances du G8, dix pays à économies émergentes ainsi que l’Australie et la Corée du Sud) comptait au total 93 millions de chômeurs début 2013 dont 30% en recherche d’emploi depuis plus d’un an.
Dans son rapport sur les perspectives de l’emploi 2013, l’OCDE indique que le chômage devrait rester élevé en 2014, notamment chez les jeunes et les travailleurs peu qualifiés. Les taux ne devraient reculer que légèrement au cours des 18 prochains mois, passant de 8% en mai 2013 à 7,8% fin 2014, ce qui représente environ 48 millions de chômeurs dans les 34 pays membres de l’OCDE.
L’organisation signale des écarts importants entre les pays. Aux Etats-Unis, le chômage devrait diminuer de 7,6% en mai 2013 à moins de 7% fin 2014. En Allemagne, il devrait diminuer de 5,3% à moins de 5%. Mais dans le reste de l’Europe, il restera stable, voire augmentera dans de nombreux pays. D’ici fin 2014, le chômage devrait tout juste dépasser les 11% en France, être d’environ 12,5% en Italie et s’approcher des 28% en Espagne et en Grèce.
La crise ne touche pas tout le monde de la même façon, selon le rapport de l’OCDE. Dans de nombreux pays, les pertes d’emploi et de revenus concernent plus souvent les ménages modestes et peu qualifiés que ceux à hauts revenus et hautes qualifications. Dans les grandes économies émergentes, l’emploi a été moins affecté par la crise mais de nombreux travailleurs restent piégés dans des emplois précaires et faiblement rémunérés, avec une protection sociale faible. De plus, le taux de chômage des jeunes se situe toujours à des niveaux sans précédent dans de nombreux pays. Il dépasse 60% en Grèce, 52% en Afrique du Sud, 55% en Espagne et 40% environ en Italie et au Portugal.

Tout n’est pas noir

«Si on s’arrête à la situation globale de la zone euro, aux problèmes structurels des grands pays émergents, à la désindustrialisation, à la hausse forte des taux d’endettement publics, on peut devenir très pessimiste sur l’économie  mondiale», indique Patrick Artus, chef économiste de Natixis dans sa note: «Quelles sont les sources d’optimisme dans  l’économie mondiale?». D’après l’expert, il existe plusieurs sources d’optimisme. Même si la reprise américaine est assez molle, l’Amérique du Nord  (Canada, Etats-Unis, Mexique) présente des perspectives rassurantes: redressement à court terme de l’immobilier, de la situation financière des entreprises avec un rôle positif à moyen terme du secteur de l’énergie et des prix bas de l’énergie. De même avec une gestion prudente des politiques monétaires et budgétaires : il n’y aura pas de retrait brutal, pouvant provoquer une rechute de  l’économie, des politiques expansionnistes. Artus fait référence aussi à la situation solide et la montée en gamme de pays émergents en Afrique,  en Asie du Sud-Est. Il cite aussi à une amélioration observée dans certains pays européens comme l’Espagne outre des avancées institutionnelles, même chaotiques, dans la zone euro notamment dans les domaines de la  stabilisation financière, de la supervision bancaire et du soutien des  économies.

Un autre constat: les personnes en contrat précaire et de courte durée (en particulier les jeunes et les travailleurs peu qualifiés) ont souvent été les premiers à être licenciés lorsque la crise a débuté et ont depuis de sérieuses difficultés à retrouver un emploi.
Les travailleurs plus âgés s’en sortent mieux pendant la crise, puisque leur taux d’emploi augmente ou ne baisse que légèrement. Ils sont nombreux à partir plus tardivement à la retraite pour de multiples raisons, notamment un meilleur état de santé, la fin des plans de préretraite, mais aussi pour des motifs financiers.
Crise oblige, les dépenses consacrées aux chômeurs ont nettement diminué depuis le début de la crise de près de 20% par chômeur en moyenne dans l’OCDE, à mesure que les tensions s’accumulent sur les budgets publics.

L’Amérique en position de force

Lors de la réunion du G20, les Etats-Unis vont demander aux pays d’encourager leur demande intérieure pour favoriser la croissance mondiale. «Il est important pour l’Europe d’avancer avec un plan qui dope la demande et la croissance. La consommation des Européens est encore en dessous de son niveau d’avant la crise», a indiqué Lael Brainard, sous-secrétaire au Trésor en charge des affaires internationales, avant une réunion des ministres des Finances prévue vendredi à Moscou. En position de force, l’économie américaine semble se relever de la crise. Avec une croissance économique de 2,5% au premier trimestre en rythme annuel, le pays fait mieux que la zone euro en pleine récession (cf. notre édition  N° 4036 du 22/05/2013, comment l’Amérique a retrouvé des couleurs). Le G20 sera aussi l’occasion de s’imprégner des modèles chinois et japonais.

F. Z. T.

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