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Entreprises

Grève des stations-service
La bataille des chiffres

Par L'Economiste | Edition N°:4078 Le 19/07/2013 | Partager
Pour la Fédération des gestionnaires, le mouvement est suivi à 95%
Le GPM minimise l’effet et ne parle que de 20%
Silence radio auprès des autorités

Le Maroc dispose d’un peu plus de 2.000 stations-service. 400 sont en gérance libre et 200 en propre. La plus grande partie (1.400) est en participation (gérées par des tiers, propriétaires du terrain)

LE mouvement de grève des stations-service aura au moins réussi à créer un mouvement de panique chez certains automobilistes. A la veille du lancement de la grève (mercredi 17 juillet), plusieurs stations-service au centre-ville de Casablanca comptaient des files de voitures en attente d’approvisionnement en carburant. Dans certains cas, les files d’attente se sont transformés en rixes. La psychose de la panne sèche a touché les milieux les plus avertis. En périphérie des villes, la fréquentation des stations-service n’a pas sensiblement évolué. Ici et là quelques questions sur l’éventuelle grève sans pour autant que l’information exacte circule. Ce flou a également caractérisé le premier jour de grève. Entre la Fédération nationale des commerçants et des propriétaires des stations-service  (FNCSS), à l’origine du mouvement, et le Groupement des pétroliers (GPM) les versions diffèrent totalement. Pour le groupement, le mouvement de grève a été moyennement suivi. «Pas plus de 20% des stations-service sont en grève, les autres continuent à assurer normalement le service», confie Adil Ziady, président du GPM. En revanche, un tout autre son de cloche provient des grévistes. «La grève a été suivie à hauteur de 95%. Casablanca, à elle seule, compte 200 stations-service fermées», explique Zakaria Rebbaa, secrétaire général du bureau régional du Grand Casablanca au sein de la FNCSS. La divergence la plus importante porte sur le nombre de points concernés par le mouvement. «Le nombre de stations-service en gérance libre ne dépasse pas les 400 et ce sont celles-là qui sont concernées par la grève sur un total de plus de 2.000 sur l’ensemble de Maroc», souligne Ziady. Les stations, qui rentrent dans le cadre de la gérance, sont la propriété des pétroliers et, gérées par des tiers moyennant une redevance mensuelle. En fait, dans ses calculs, la FNCSS intègre également les stations-service en participation qui sont gérées par des tiers, propriétaires du terrain. Leur nombre serait autour de 1.400. Mais pour le GPM ce type de stations n’est pas du tout concerné par le mouvement de grève car leur statut est particulier. En tout cas, à l’heure où nous mettions sous presse, plusieurs stations-service continuaient à écouler leur carburant.
A l’origine de ce mouvement de grève, une liste de 13 revendications que la Fédération a adressée au chef du gouvernement et à six  ministres. «Aucun membre du gouvernement n’a répondu à nos courriers. Nous n’avons pas d’interlocuteur pour discuter des problèmes du secteur», regrette Rebbaa. (Voir L’Economiste du 9 juillet). Parmi les principales revendications, figurent l’héritage de la gérance et l’augmentation des marges. Celle sur le carburant est de 3% depuis 1994!


Ilham BOUMNADE

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