×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Evénement

Rapport BAM
Les banques mettent les entreprises au régime

Par L'Economiste | Edition N°:4078 Le 19/07/2013 | Partager
Un écart de 25 points entre la progression de la demande et de l’offre
Le durcissement de l’octroi du crédit s’est poursuivi en 2012
Aggravation du déficit de liquidité des banques

La croissance du crédit devrait ressortir entre 5 et 6% cette année selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, soit un niveau inférieur à la moyenne enregistrée ces dernières années. En l’absence d’une reprise vigoureuse de l’économie, l’activité ne devrait pas connaître un sursaut

«NOUS ne pouvons pas prêter ce que nous n’avons pas». L’affirmation d’un banquier casablancais prend plus de sens au regard de la situation des ressources bancaires révélée par Bank Al-Maghrib dans son rapport annuel publié mercredi 17 juillet. Le déficit en liquidité du secteur a été multiplié par 2,6 en 2012 pour atteindre en moyenne 62 milliards de DH. Cela explique en partie la baisse de moitié du rythme de croissance du crédit qui est passé de 10,6% à 4,6%. La situation ne s’est pas améliorée depuis le début de l’année 2013. Le besoin de liquidités des banques est ressorti à 61 milliards de DH à fin juin. Cela dit, le manque est en quasi totalité comblé par les interventions massives de la banque centrale. Celle-ci est intervenue à hauteur de 62 milliards de DH à travers les avances à 7 jours ou encore les opérations de pensions livrées à trois mois en 2012.
Le recours des banques à la monnaie centrale est toujours aussi important en 2013. L’on devrait enregistrer une croissance de crédit comprise entre 5 et 6% selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, soit un niveau inférieur à la moyenne annuelle enregistrée ces dernières années. Certes la tension sur les ressources n’est pas propice à l’octroi de crédit tous azimuts. Mais, la détérioration de l’environnement économique pèse davantage sur la croissance de l’activité. Les banques ont resserré le robinet. Un constat qui est confirmé par la banque centrale: «le durcissement de la politique d’offre de crédits s’est poursuivi en 2012», relève-t-elle dans son rapport. Une analyse menée par les experts de BAM sur la décélération du rythme de croissance du crédit laisse ressortir «un déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché de crédit».
La demande croît nettement plus vite que l’offre depuis fin 2008. «L’écart entre la demande et l’offre s’est accentué ces deux dernières années et atteint en moyenne 25 points de pourcentage», selon Bank Al-Maghrib. Or, pour une certaine catégorie d’entreprises, l’activation d’autres sources de financement en dehors du crédit bancaire est difficile à opérer, notamment les emprunts obligataires. Les choix sont plus diversifiés au niveau des grandes entreprises et des sociétés mieux structurées. Le durcissement des conditions d’octroi du crédit a propulsé les interventions sur le marché obligataire. L’encours de la dette obligataire des sociétés non financières a augmenté en moyenne de 20% depuis 2010 à 66 milliards de DH.
La facilitation de l’accès à cette source de financement pourrait rendre des PME moins dépendantes du crédit bancaire. La mise en place d’un compartiment dédiée à cette catégorie d’entreprise sur le marché boursier est également censée améliorer  leur accès au financement. D’un autre côté, le capital investissement pourrait bénéficier du ralentissement du crédit bancaire, à condition que cette source de financement soit mieux vulgarisée.

 

F. Fa

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc