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    Economie Internationale

    Egypte: L’armée sur tous les fronts

    Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
    Une opération militaire dans le Sinaï en accord avec Israël
    Vigilance extrême dans les régions stratégiques (vallée du Nil, canal de Suez…)
    Les militaires insistent pour associer les Frères musulmans au pouvoir

    L’armée égyptienne se prépare à mener une opération de grande envergure dans le Sinaï. Israël a donné son feu vert pour que deux bataillons d’infanterie égyptiens supplémentaires soient déployés dans la zone, en vertu de l’accord de paix de 1979 qui prévoit la limitation de la présence militaire égyptienne dans le Sinaï, hors dérogations temporaires sur agrément mutuel.
    Si les deux pays sont d’accord pour que l’armée égyptienne renforce sa présence dans la zone, c’est parce que les attaques à la frontière israélienne, déjà fréquentes, se sont multipliées depuis le coup d’Etat militaire qui a destitué Mohamed Morsi.
    Les troubles dans la région sont en recrudescence, et les militaires tiennent à s’imposer avant que la situation ne leur échappe. Ce sont des activistes radicaux qui alimentent la tension au Sinaï, profitant du fait que l’armée est occupée à gérer la transition politique. Celle-ci devra donc maintenir une présence dissuasive au Sinaï, mais aussi dans les villes de la vallée et du delta du Nil et sur le canal de Suez, pour éviter que la situation ne s’envenime.
    Outre l’usage de sa force, l’armée, qui est pleinement revenue à son rôle d’acteur politique, économique et social numéro 1 dans le pays, propose aux Frères musulmans de participer à cette transition politique. Jusque-là, ces derniers refusent toujours de s’allier aux «putschistes». A l’heure où nous mettions sous presse, la liste officielle du nouveau gouvernement n’avait pas encore été publiée, et le Premier ministre Hazem Beblawi rappelait encore qu’il n’excluait pas d’intégrer les Frères musulmans dans son cabinet.
    D’ailleurs, les experts sont unanimes: ce parti a toujours une base forte et bien enracinée dans la société égyptienne. Il vaut mieux l’avoir dans le pouvoir que contre lui. D’autant plus que le souvenir de la déception qui s’est dégagée de leur plein exercice du pouvoir s’efface dans certaines mémoires, au profit de l’image de «martyrs qui se battent jusqu’au bout pour leur cause» habillement travaillée par les services de communication de la confrérie.
    Les affrontements pro-Morsi, qui réunissent bien plus de monde que ne le rapportent les télés, sont l’occasion idéale pour promouvoir cette image. La stabilité du pays en prend un coup, et cette guerre pour le pouvoir (qui semble perdue d’avance pour les Frères musulmans) se paye en vies humaines. Sept personnes ont trouvé la mort le 16 juillet en marge d’une manifestation où la confrérie était représentée par des dizaines de milliers de partisans, et qui a tourné en affrontements entre sympathisants de Morsi et forces de l’ordre. Quelques heures plus tard, quelque 400 «émeutiers» ont été interpellés.

     

    Rime AIT EL HAJ

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