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Régions

Marrakech: Un premier cluster dédié au luxe

Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
Soutenu par l’Etat, il devra créer une dynamique de R&D
Agroalimentaire, artisanat et cosmétique, les niches

Marrakech, comme capitale mondiale de l’art de vivre et du luxe, a tous les atouts pour se positionner de manière optimale dans ces marchés en croissance soutenue. Ci-dessus des créations de l’enseigne de luxe marocaine Fenyadi

Marrakech se positionne sur le luxe. De par l’explosion du haut et très haut de gamme sous l’effet de la démocratisation du luxe et du décollage des économies émergentes, ce secteur offre des opportunités de développement particulièrement importantes. Captées  par l’industrie marocaine, ces valeurs ajoutées considérables pourraient générer des retombées économiques et sociales beaucoup plus importantes. Et Marrakech pourrait être aux premiers rangs. C’est du moins ce que croient savoir les acteurs économiques de la ville qui ont bataillé pour lancer le premier cluster dédié au luxe. Baptisé Ménara, ce cluster porté par la CGEM vient de conclure un contrat-programme avec le ministère de l’Industrie et du commerce sur une période de trois ans. «Le cluster Ménara a pour ambition de fédérer l’ensemble des acteurs du secteur notamment les agro-industriels, les universités ou les associations, autour d’une vision commune de l’innovation», explique Youssef Mouhyi, président de la section marrakchie de la CGEM. Ménara rassemble une vingtaine d’entreprises marrakchies, des institutionnels et des centres de recherches (université et autres). On y retrouve des industriels comme Cartier Saada qui vient d’introduire une nouvelle gamme de produits de très haute qualité revisitée par le chef Rachid Agouray  de la Mamounia. Du même secteur, le cluster comprend aussi un des plus anciens conserveurs, Framaco, SITI, une industrie spécialisée dans le conditionnement du thé et des sachets cousus de luxe et bien d’autres. En plus des industriels de l’agroalimentaire, le cluster rassemble également des spécialistes de l’innovation dans l’artisanat comme Fenyadi, Yahya ou Maison Méditerranée. Dès leur création, ces entreprises ont misé sur l’artisanat très haut de gamme.
Le cluster qui bénéficiera du soutien du ministère de l’Industrie et du commerce et de l’ANPME est concentré sur les industries du luxe, en partie l’industrie agro-alimentaire et cosmétique, en permettant à celle-ci de saisir les opportunités de développement des marchés internationaux.  Il aura surtout à animer les acteurs du secteur autour de projets collaboratifs à fort contenu innovant et créer une dynamique de R&D tout en favorisant l’émergence des start-up innovantes. Concrètement, et à l’instar d’autres clusters, celui du luxe à Marrakech devra respecter un certain nombre d’indicateurs fixés sur une période de 3 trois ans en contrepartie du soutien financier de l’ANPME. «En outre, il n’y a actuellement pas d’offres de concepts alimentaires et cosmétiques structurées pour les marchés du luxe émanant du tissu industriel marocain alors que ces marchés  représentent une valeur ajoutée considérable à capter pour les entreprises marocaines ainsi qu’une source de rayonnement de l’excellence marocaine et de l’image de Marrakech», souligne Mouhyi. D’autant plus qu’une industrie marocaine de l’alimentaire et de la cosmétique du luxe peut enclencher un effet dynamique puissant de développement sur toutes les filières agricoles, agro-alimentaires, cosmétiques et, plus généralement, sur l’ensemble du tissu socio-économique. La CGEM Marrakech ambitionne de faire du luxe un pilier de l’économie locale. Cette ambition rejoint celle des autorités régionales et locales ainsi que des autres acteurs territoriaux (institutionnels, Chambre de commerce, universités, etc.) pour consolider Marrakech en sa qualité de pôle d’excellence mondiale du luxe.  Enfin, le regroupement d’entreprises dans le cadre d’un cluster dédié leur permettra également de devenir plus compétitives et donc de se développer et de conquérir de nouveaux marchés à l’international.

Indicateurs

LE contrat-programme qui lie l’Etat au cluster Ménara a établi un certain nombre d’indicateurs sur trois ans
• Au niveau des membres, le cluster démarre  avec 29 entreprises et devra atteindre les 41 en 2015 avec des taux de croissance qui passeront de 8 à 18%
• L’évolution des chiffres d’affaires des entreprises membres devrait passer de 10 à 20% en 2015
• Un rassemblement au sein du cluster devrait permettre une plus grande mise en réseau. A l’horizon de 2015, le cluster Ménara devrait conclure 32 partenariats dont 7 à l’international
• En 3 ans, le cluster devrait créer au moins 7 services à valeur ajouté et une vingtaine de projets d’innovation et de transfert de technologie.

B. B.

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