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Groupe Lafarge
Encore des relais de croissance au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
C’est l’un des rares pays émergents où le groupe a réalisé 5% de croissance
Des solutions sophistiquées pour accompagner l’urbanisme

«Même s’il n’a pas l’énergie la moins chère, le Maroc a les cimenteries les plus compétitives de Lafarge au monde», soutient Bruno Lafont, PDG du Groupe Lafarge

La tendance baissière des ventes de ciment (12,6% à fin juin), la conjoncture économique, la surcapacité du marché… autant d’éléments qui ne changent en rien le potentiel du marché marocain. C’est en substance l’avis de Bruno Lafont, PDG Monde du Groupe Lafarge, en visite cette semaine au Maroc. Justement, dans un contexte de repli des ventes du ciment, le PDG du groupe Lafarge se veut rassurant: «Fondamentalement, j’ai tout à fait confiance dans le potentiel de croissance du marché marocain. Nous évoluons dans un secteur concurrentiel normal. Quoi qu’il en soit, Lafarge conserve son leadership et nos usines sont bien utilisées aujourd’hui. C’est vous dire que la surproduction n’est que passagère. Mais globalement, le secteur du ciment est régulièrement dépendant du climat (intempéries). Il dépend aussi de séquences, c’est-à-dire un marché cyclique avec des fluctuations… Dans ce marché du ciment, «il faut s’inscrire dans le moyen terme et être prêt à livrer les produits et solutions dont le Maroc aura besoin dans les 4 à 5 prochaines années», soutient Lafont. Une chose est sûre, la logique veut que dans la construction/bâtiment, il y a encore du potentiel de croissance compte tenu des besoins d’urbanisation, d’infrastructures, de l’évolution du niveau de vie, de l’émergence d’une classe moyenne…
Pour corroborer sa confiance dans le potentiel du marché marocain, Bruno Lafont a annoncé une série d’investissements qui seront lancés dans les prochaines années. En fait, même si certains opérateurs peinent à écouler leurs stocks, Lafarge Maroc se dit saturé et  a besoin de retrouver des marges de manœuvre en termes de production. A cet effet, l’entreprise a tout un programme d’investissement. La priorité sera donc donnée au projet d’une quatrième cimenterie dans le Sud (Agadir). L’entreprise a ouvert deux nouvelles carrières de granulat (Tiflet et Tétouan). «D’autres projets de développement sont en cours de réflexion pour accompagner davantage en aval nos clients, avec des solutions plus sophistiquées pour gagner en qualité d’ouvrage et en valeur ajoutée», annonce Saad Sebbar, administrateur-directeur général de Lafarge Maroc. Le groupe accorde une attention particulière aux marchés des pays émergents. C’est le cas notamment en Afrique et au Moyen-Orient, qui représentent 27% des ventes, répartis dans 25 pays dont le Maroc. Justement, la présence au Maroc a une valeur symbolique et historique  très forte puisqu’il s’agit de l’une des toutes premières implantations du groupe à l’international (en 1928). «Au-delà de la présence historique de Lafarge, le Maroc représente une forme de réussite du groupe. Les besoins et le potentiel du pays sont importants tant sur le plan économique qu’en urbanisation. Le volume d’investissements que Lafarge Maroc a réalisés ces dernières années est de l’ordre de 8 milliards de DH». D’ailleurs, le Maroc est l’un des rares pays émergents où le groupe réalise une croissance de 5%. 
Aujourd’hui, les relais de croissance du groupe résident justement dans les enjeux démographiques et les niveaux d’urbanisation. Autrement dit, tout le potentiel est dans les pays émergents. L’autre levier de croissance est dans la capacité d’innovation du groupe. «Le béton est désormais plus léger, plus résistant que le béton normal et est extrêmement performant en termes d’efficacité énergétique. C’est pour cela que l’on dépense plus de 100 millions d’euros dans la recherche par an. Ce chiffre n’a pas de précédent dans l’industrie du béton. Pour rappel, Lafarge dispose des plus gros laboratoires de recherche au monde avec plus de 150 inventions et brevets.  Le groupe compte  lancer 10 laboratoires de recherche dans une dizaine de pays à très forte croissance d’ici à 2015. «Nous espérons que le Maroc puisse avoir un laboratoire de développement», annonce le PDG de Lafarge Monde. Pour le top management, le Maroc occupe une place de choix dans le tout  nouveau concept du groupe «Construire des villes meilleures».
Dans la mesure où Lafarge compte accompagner la dynamique de transformation et de réhabilitations urbaines. Le groupe a développé des solutions pour répondre aux défis de l’urbanisation, pour des villes plus compactes et durables. L’enjeu est de repenser le développement de villes plus modernes, esthétiques et respectueuses de l’environnement. Ce concept de construction de «villes meilleures» a plus de potentiel dans  les économies qui réalisent la plus forte croissance. Autrement dit, les pays émergents où il y a encore des besoins importants en infrastructures, en urbanisme et en équipements. Et c’est la raison pour laquelle le groupe a repositionné  toute sa stratégie des 10 dernières années autour d’un portefeuille dédié aux marchés émergents. «Nos ventes dans  les marchés émergents sont passées de 33% en 2005 à près de 60% en 2012. C’est donc une reconfiguration considérable», tient à préciser  Bruno Lafont.

Carte de visite

Lafarge est un groupe qui a plus de 180 ans et qui réalise un chiffre d’affaires de près de 16 milliards d’euros. Le groupe est implanté dans 65 pays et compte 65.000 collaborateurs. Pour sa part, Lafarge Maroc représente un chiffre d’affaires de 5 milliards de DH. L’entreprise emploie un millier de personnes. «Le Maroc se situe parmi les pays (de taille moyenne) importants pour Lafarge», soutient le PDG du groupe. Et d’ajouter: «même s’il n’a pas l’énergie la moins chère, le Maroc a les cimenteries les plus compétitives de Lafarge au monde».

Amin RBOUB

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