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    Analyse

    Transport maritime
    La Comarit tient à son «Biladi»

    Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
    La compagnie estime que la vente du bateau n’aurait pas dû avoir lieu
    Une plainte déposée pour détournement d’objet saisi, à Montepellier
    Des rumeurs sur un éventuel secours par des capitaux arabes

    La Comarit réussira-t-elle à annuler la vente aux enchères du Biladi?

    L’affaire du Biladi, le bateau de la compagnie Comarit vendu aux enchères en mai dernier, ne semble pas prête d’être refermée. La semaine dernière, l’avocat de la compagnie maritime marocaine a déposé une plainte pour détournement d’objet saisi auprès de la Cour de Montpellier.
    Selon l’avocat de la Comarit, le Biladi n’aurait pas dû sortir des quais du Port de Sète. Le bateau avait été vendu aux enchères pour un million d’euros à un armateur grec et est resté durant deux mois à quai à Sète qu’il a quitté le 3 juillet. Il était bloqué suite à une demande de la Comarit qui était encore sous redressement judiciaire.
    Le Biladi avait été mis sous saisie conservatoire en janvier 2012 à Sète, démarrant le feuilleton des saisies de la compagnie Comarit en France et en Espagne. Au Maroc, le Biladi a démarré son exploitation le 1er avril 2003. La Comarit venait de l’acheter pour 15 millions d’euros pour le mettre en service sur la ligne Tanger-Sète. Le Liberté, son ancien nom, a été construit en 1980 et il avait d’abord servi pour assurer la liaison entre la France et la Corse sous le pavillon de la SNCM. Actuellement, ce sont onze bateaux qui sont immobilisés en attente d’un dénouement qui tarde à arriver. Entre lesquels on compte le Marrakech, le Bni Nsar, etc. A noter que depuis la fin du délai de mise sous redressement de la compagnie Comarit, rien n’a filtré ou presque sur l’affaire. Selon des sources proches de l’entreprise, plusieurs investisseurs auraient approché la compagnie de Ali Abdelmoula, mais pour l’instant aucun accord pour le renflouement du transporteur maritime n’a été conclu. Une rumeur sur un éventuel deal avec des investisseurs arabes du Golfe fait le tour des salons tangérois. Selon cette dernière, une nouvelle société serait en train d’être créée et exploiterait les bateaux et surtout les lignes de la Comarit-Comanav.
    En attendant, les employés de la Comarit, lassés d’attendre une fin qui n’arrive pas ont trouvé pour la plupart refuge chez les autres compagnies maritimes, privant la compagnie d’Abdelmoula de sa deuxième richesse après les bateaux, son personnel navigant.


    Ali ABJIOU

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