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Analyse

Transport maritime
Le contrôle toujours long sur le marché du Détroit

Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
Le chargement et le déchargement prennent du temps
Du potentiel dans le transport des vracs solides et liquides

L’impact du transport maritime sur la balance des paiements est important. Le solde de la balance des services de transport maritime est de -13,5 milliards de dirhams en 2012

Augmentation de l’offre, développement des lignes directes, réduction du prix du fret, qualité du service… Ce sont là les principaux leviers d’action du secteur maritime. Partant d’une analyse des différentes filières, le cabinet ALG Transportation Infrastructure & Logistics a relevé les dysfonctionnements sur le «marché» du Détroit, du transport de courte distance et aussi au niveau des vracs solides et liquides.

n Une surcapacité sur le marché du Détroit 
Recul du trafic passager et hausse du trafic des camions TIR. Le premier est en concurrence avec d’autres lignes maritimes comme celles de Ceuta et Melilla ainsi que les vols low cost. Dans le deuxième, à savoir le transport de camions TIR, il existe encore des capacités de croissance. En fait, ces deux segments qui composent le marché du détroit se caractérisent par une forte saisonnalité. Les périodes creuses d’un segment coïncident avec les périodes de pointe de l’autre. Le nombre d’opérateurs sur ce marché est jugé élevé (ils sont cinq) comparativement à d’autres lignes au niveau mondial qui ont de plus grands volumes. Il se caractérise ainsi par un excédent de capacités, ce qui entraîne des taux de remplissage de 17% sur certaines lignes. Autre constat dressé par l’étude du cabinet ALG Transportation, Infrastructures & Logistics, les temps de contrôle jugés longs pendant le chargement et le déchargement.
n Transport de courte distance: Un positionnement faible
Les perspectives de croissance sont jugées intéressantes sur ce marché dominé par les compagnies italiennes spécialisées même s’il y a une participation de CMA CGM et IMTC.  Cette «filière» est composée d’un marché de moyenne distance avec des lignes reliant le Maroc avec les ports de la Méditerranée et un marché de longue distance qui compte des lignes reliant l’Afrique occidentale et l’Europe du Nord. Les entreprises marocaines ont un positionnement faible dans ce marché. Et ce, même si, historiquement, elles avaient une présence considérable et couvraient des destinations comme Sète ou Gênes avant que la Comarit ne cesse ses opérations. Selon l’étude, les entreprises marocaines disposent toujours de possibilités dans ce marché, en tirant profit de leurs coûts de main-d’œuvre et à condition que la compétitivité générale du pavillon soit améliorée.

n Vrac solide: Une flotte en propre, mais à moyen et long terme
Le vrac solide constitue la principale filière du Maroc en volume, atteignant 37 millions de tonnes avec des produits comme les phosphates, le charbon, les minéraux ou les céréales. Les flux de transport sont organisés depuis l’étranger par des traders limitant ainsi les possibilités des compagnies marocaines. Ce marché connaît actuellement de bas prix du fret, une fluctuation des prix en fonction des saisons et la présence d’une offre importante d’armateurs qui opèrent en majorité avec des navires de pavillons de libre immatriculation. Cette situation rend difficile à court terme le développement d’une flotte en propre mais favorise le courtage. Mais à moyen et long terme, l’augmentation des prix du fret peut justifier le développement d’une flotte en propre, souligne l’étude.

n Vrac liquide: Les navires 15% plus chers
Comme c’est le cas pour le vrac solide, ce marché est également contrôlé par un nombre très restreint de chargeurs. Il  représente un volume total de 21 millions de tonnes de produits dont les hydrocarbures et l’acide phosphorique.
Sur cette filière, les opérateurs marocains sont positionnés uniquement sur le marché du cabotage, même s’ils affrètent fréquemment des navires pour importer des produits pétroliers. D’ailleurs, le marché du cabotage pourrait constituer, selon l’étude, une plateforme pour le lancement des entreprises dans cette filière. Mais auparavant, il faudrait accroître la compétitivité des navires au pavillon national qui effectuent le cabotage car ils sont 15% plus chers que ceux d’un autre pavillon. L’exonération des 10% retenus à la source pourrait aussi favoriser l’affrètement des navires pour réaliser des opérations d’importation. L’optimisation du transport maritime de vrac liquide peut également s’effectuer via une amélioration des infrastructures portuaires, surtout au niveau des caractéristiques des quais.

3.500 emplois

Secteur stratégique, le transport maritime emploie plus de 10.000 personnes. A elles seule, les compagnies maritimes qui contrôlent 2% des flux du commerce donnent du travail à 3.500 personnes. Il existe actuellement cinq compagnies maritimes à capitaux marocains: Marcab, Petrocab, Intershipping, FRS Maroc, IMTC. Ces compagnies opèrent dans le cabotage de produits pétroliers, le passage du Détroit ou le RoRo de courte distance. Parmi ces dernières, IMTC, actuellement en crise financière, est la seule qui disposerait d’une taille critique pertinente.

K. M.

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