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Competences & rh

Mettez de l’international dans vos CV!

Par L'Economiste | Edition N°:4075 Le 16/07/2013 | Partager
Les stages à l’étranger, un véritable atout pour le postulant
Les sites des organisations internationales, véritables sources d’opportunités
L’AIESEC, une infrastructure dédiée aux stages à l’étranger existant dans 124 pays

AIESEC offre deux types de programmes pour les étudiants ou les jeunes diplômés qui souhaitent avoir un stage à l’international. Il s’agit soit de stages au sein des entreprises telles que Microsoft, Price water house et d’autres, ou un stage de volontariat ou de langue dans des organisations internationales. Pour l’année 2013-2014, les pays tendances pour les stages sont le Brésil, la Turquie, la Chine et l’Inde.

Avoir passé trois mois dans une antenne de l’Unesco dans le monde, ou celle du Pnud, ou une autre organisation prestigieuse, donne un sacré lustre à n’importe quel CV des plus blafards. De plus, cela permet à l’heureux bénéficiaire non seulement de découvrir le monde du travail dans des conditions rigoureuses, mais aussi de découvrir un nouveau mode de vie, une nouvelle culture, un nouvel environnement, de nouvelles technologies et une ouverture d’esprit.
Et non, ce n’est pas impossible de décrocher de telles opportunités. N’importe quel jeune diplômé ou étudiant peut l’obtenir à condition de suivre la bonne démarche. Attention, ne comptez pas sur l’aide des sites officiels marocains, notamment ceux des ministères, ils sont rarement, voire pas du tout à la page, ni actualisés.
Penchez vous plutôt du côté de l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC), totalement gérée par des étudiants, et qui ouvre la voie à de nombreux stages à l’international quelle que soit l’origine de l’établissement (privé ou public). Son objectif est le développement du leadership dans le monde à travers l’épanouissement de soi. Pour prétendre à une telle aventure, il suffit d’être un étudiant ou un jeune diplômé âgé entre 18 et 30 ans et disposer d’un bon niveau en anglais. Les candidatures sont envoyées directement par email à l’adresse [email protected]. Elles sont accompagnées d’un CV et de la mention de la ville pour que les comités locaux régionaux fassent le suivi des candidatures. L’étudiant, qui est aussitôt enregistré dans la base de données de l’Association, doit passer par d’autres étapes: d’abord, un entretien de sélection qui évalue ses expériences et ses motivations. Une fois accepté par le comité de sélection, une étape de préparation est entamée afin d’initier le candidat à son nouvel environnement de vie, de travail et de culture. Ceci n’est pas tout, l’AIESEC fournit une assistance au stagiaire dans le pays d’accueil à travers son réseau mondial présent dans plus de 124 pays. En 2012-2013, rien qu’au Maroc, AIESEC a reçu plus de 800 candidatures dont 150 ont pu bénéficier de stages à l’étranger. «Les entreprises marocaines demandent de plus en plus d’étudiants ayant un profil AIESEC», souligne Basma Aziz, présidente de l’AIESEC et étudiante en 2e année de l’ISCAE. Cette association noue aussi des partenariats avec des universités et des écoles au Maroc dont le but est de s’approcher des étudiants afin de mettre à leur disposition les offres disponibles. Et pour ne rien gâcher, les candidatures sont même ouvertes toute l’année.
Du côté plus officiel, les choses se corsent. Le site www.enssup.gov.ma du ministère de l’Enseignement supérieur (MES) constitue lui aussi une autre niche pour des offres de stages à l’échelle international, il reste néanmoins bien décharné face à celui de l’AIESEC. En, effet, ainsi que l’explique Abdel-llah Afifi, directeur du budget et des affaires générales «les opportunités de stage à l’étranger existent bel et bien mais spécialement sur la région Mena». Toutefois, l’offre est loin d’être pléthorique, et au final quand chaque pays reçoit son quota, souvent le nombre de stages offerts est dérisoire (voir encadré).
Occasionnellement, lorsque le ministère des Affaires étrangères reçoit des offres de stages de la part des organisations internationales, il les transmet au MES qui les diffuse.
Mais si l’étudiant veut avoir la main plus heureuse, il serait préférable, pour lui d’effectuer seul ses propres recherches, à travers les sites des organismes internationaux afin de consulter les offres disponibles et les pièces nécessaires au dossier de candidature. Il reste à préciser que le  MES n’a pas une idée complète sur les stages à l’étranger au sein des universités publiques.
Ayant un statut autonome, ce sont le président et le staff universitaire qui sont responsables des relations de coopération à l’international. Ainsi, il suffit de consulter le site web de chaque université pour sélectionner les opportunités adéquates à l’ambition de l’étudiant. Les universités et écoles privées, disposent dans la plupart des cas d’un bureau qui se charge des stages d’orientation et de carrière. «Le service des stages à l’étranger a pour mission de conseiller, de mettre en contact et d’accompagner l’étudiant avec l’entreprise jusqu'à la réception de l’avis favorable de la part de l’organisme d’accueil», souligne Laura Kakon vice-président marketing&sales à l’Université Internationale de casablanca. La possibilité de décrocher un stage à l’international reste aussi liée aux moyens financiers, aux compétences et au réseau de chacun. Toutefois, pour l’étudiant aisé, ceci n’est pas laborieux. Une recherche sur internet ou à travers son réseau de contact souvent familial, un «ok» de la part de l’entreprise étrangère, les frais de visa, billets d’avion… et l’aventure peut commencer.

Quand l’aspect administratif prend plus de temps

Les offres de stages disponibles sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur émanent des demandes que reçoit le ministère des Affaires étrangères de la part des organisations internationales. La procédure de traitement des dossiers avant que le stage ne soit diffusé sur le site web du ministère de tutelle prend à peu près une quinzaine de jours. La sélection est faite directement par l’organisation internationale en fonction des critères du poste. «Toutefois, le nombre d’offres est en décroissance continue. En 2012, nous n’avons reçu que 4 postes de stage à l’international», souligne Lamia Radi, directeur de la coopération et de l’action culturelle au ministère des Affaires étrangères. Les organisations internationales ont compris qu’un étudiant doit être capable de se rendre directement sur leur site et d’accéder aux offres disponibles. Ainsi, la plupart de celles-ci ne passent plus par la voie du ministère des Affaires étrangères.

Rajaa DRISSI ALAMI

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