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Economie Internationale

Bilan décevant pour le commerce intra-africain

Par L'Economiste | Edition N°:4075 Le 16/07/2013 | Partager
Sa part dans les échanges en chute tendancielle
Le continent représente 1% de l’industrie mondiale

Malgré tous les colloques, conférences et discours en faveur des échanges interrégionaux en Afrique, les chiffres sont décevants. Un rapport de la Cnuced, publié le 11 juillet, fait état d’une chute du commerce intra-africain dans le total du commerce du continent, qui est passé de 22,4% en 1997 à 11,3% en 2011, atteignant à peine les 130 milliards de dollars. Ces chiffres sont sûrement en deçà de la réalité, vu l’importance des échanges commerciaux informels. Mais ils restent tout de même très faibles comparés à d’autres régions dans le monde. Ainsi, entre 2007 et 2011, alors que la part moyenne dans les exportations totales était de 11% en Afrique, elle était de 50% en Asie, atteignant même les 70% en Europe.
Le rapport onusien pointe du doigt le (non) dynamisme du secteur privé comme principal handicap aux échanges intra-africains, mais aussi comme étant la solution au problème. Pour cela, les gouvernements africains ont des efforts à faire en matière de modernisation des infrastructures, de l’amélioration des compétences de la main-d’œuvre, de la promotion de l’entrepreneuriat et l’accroissement de la taille des entreprises manufacturières.
D’ailleurs, l’Afrique ne représente que 1% de la production manufacturière mondiale. De fait, il y a largement matière à améliorer les capacités industrielles qui pourraient, par la même occasion, booster les échanges interafricains. Ainsi, les articles manufacturés (automobiles, machines, biens électroniques), qui doivent être importés du reste du monde, pourraient devenir un créneau gagnant pour les entreprises africaines. Le Maroc, par exemple, qui exporte essentiellement des préparations ou conserves de poissons et des engrais en Afrique, contre des véhicules de transport de personnes (et des poissons frais) vers le reste du monde, gagnerait à cibler ses voisins par son activité automobile tant que le marché n’a pas encore été envahi par les pays développés. D’ailleurs, ceux-ci investissent de plus en plus en Afrique, où les capacités d’évolution sont infinies, comparées aux marchés occidentaux quasi-saturés.


Rime AIT EL HAJ

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