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    Maroc-Turquie
    La CGEM enterre la hache de guerre

    Par L'Economiste | Edition N°:4074 Le 15/07/2013 | Partager
    Le patronat accepte l’invitation du 1er ministre turc
    Une rencontre économique en Turquie est prévue

    Youssef Rouissi, président du Conseil d’affaires maroco-turc, aura fort à faire pour apporter des réponses aux nombreux questionnements sur l’ALE avec la Turquie

    Comme pour les recalés du bac, la CGEM est soumise à une session de rattrapage avec le monde des affaires turc. Le boycott des rencontres économiques Maroc-Turquie, en marge de la visite officielle dans le Royaume du Premier ministre turc, Recep Tayyep Erdogan, les 4 et 5 juin 2013, par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) avait fait grand bruit.
    Aujourd’hui, le patronat marocain semble enterrer la hache de guerre. Il vient d’accepter l’invitation, non pas de son ou ses homologues turcs parce qu’ils sont trois, mais du Premier ministre, Tayyep Erdogan himeself. Y avait manifestement fausse note dans l’organisation de sa visite au Maroc.
    Toujours est-il que le Conseil d’affaires maroco-turc de la CGEM, présidé par Youssef Rouissi, DG de la banque de financement et d’investissement d’Attijariwafa bank, prévoit, dans les prochains jours, une rencontre économique en Turquie. Selon la CGEM, «les objectifs de cette rencontre seront de repositionner les relations entre opérateurs économiques turcs et marocains à la fois dans le sens d’échanges commerciaux plus équilibrés, mais aussi d’un partenariat économique davantage porteur d’investissements et d’emplois mutuellement profitables». Voilà qui marque une rupture nette avec le simulacre de rencontres B to B, en marge de la visite de Tayyep Erdogan, entre des commerçants turcs et l’Association Amal Entreprises, une organisation que l’on dit proche du PJD de Benkirane. Dans un entretien à L’Economiste, Younes Zrikem, président de la commission ALE à la CGEM, trouvait qu’«il est juste regrettable qu’un tel événement n’ait pas été préparé avec la rigueur et la concertation nécessaires en amont».
    Cette sorte de mise au net des relations éminemment économiques avec la Turquie donne une meilleure lisibilité quant à la continuité des travaux menés par le Conseil d’affaires maroco-turc de la CGEM. L’approche devrait permettre d’intégrer au sein du Conseil d’affaires de nouveaux membres représentatifs des différentes sensibilités au sein des patronats turcs (la Turquie compte plusieurs organisations patronales); confirmer auprès des interlocuteurs turcs une démarche de travail permettant de constituer des commissions sectorielles bilatérales au sein du Conseil d’affaires, chargées d’établir et de suivre la concrétisation de feuilles de route à établir en commun. Elle permettra également d’engager des discussions permettant d’explorer les leviers pour un meilleur équilibre de nos échanges extérieurs ou encore d’identifier des co-projets d’investissement aussi bien tournés vers la satisfaction du marché intérieur que des marchés extérieurs du Maroc.
    L’objectif assumé de la CGEM : faire pleinement du Conseil d’affaires maroco-turc son levier pour un partenariat économique gagnant-gagnant. Mais ce n’est pas encore gagné.


    Bachir THIAM

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