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Evénement

Juan Carlos au Maroc
Une visite pour renforcer la confiance

Par L'Economiste | Edition N°:4074 Le 15/07/2013 | Partager
C’est la ligne directrice des rencontres lors des quatre jours de la visite
L’Espagne veut maintenir la dynamique de coopération
Les grands patrons espagnols également du voyage

Au-delà des relations exceptionnelles qui lient historiquement les deux Souverains, la visite du Roi Juan Carlos s’inscrit dans un contexte de crise où les deux pays ont tout intérêt à travailler la main dans la main pour réussir ce virage difficile 

Plus de deux ans après sa dernière visite au Maroc, en mai 2011, le Roi d’Espagne, Juan Carlos, est attendu aujourd’hui lundi, pour une visite de 4 jours. Outre les dimensions économiques, avec une rencontre des organisations patronales des deux pays, cette visite revêt une grande symbolique de rapprochement entre les deux voisins. En effet, les deux pays ont compris qu’ils font partie d’un espace de prospérité partagée. «C’est clair que si nous faisons les choses ensemble, nous aurons plus d’impact», a souligné Alberto José Navarro, ambassadeur d’Espagne au Maroc. Le diplomate ibérique a mis l’accent sur l’opportunité qui s’offre aux deux voisins, dans un contexte géopolitique en plein bouleversement.
Pour lui, «l’influence du Maroc est plus grande, face à la situation difficile en Egypte, en Libye, en plus des problèmes constatés en Tunisie et en Algérie». Donc, Madrid mise sur la stabilité du Maroc pour lancer de nouveaux projets de partenariat, notamment en Afrique. Navarro a fait savoir que «la création d’un espace de prospérité partagée va constituer la ligne directrice de la visite du Roi Juan Carlos au Maroc». Mais cela doit passer par la mise en œuvre d’actions concrètes qui permettent aux deux côtés de travailler ensemble. Il s’agit de «passer d’une relation de méfiance à plus de confiance», a-t-il noté. Il faut dire que les relations entre les deux voisins n’ont pas été toujours un fleuve tranquille.
Des tensions ont souvent marqué les liens entre Rabat et Madrid, surtout à cause d’une exploitation politicienne des sujets qui fâchent, en tête la question de l’intégrité territoriale. Cependant, les deux Etats semblent avoir privilégié la realpolitik, en se penchant sur les dossiers qui rassemblent, et en mettant de côté les sources de conflits. Mieux, «ce genre de tensions entre voisins, c’est comme les problèmes dans une famille. On peut avoir des conflits conjoncturels, mais l’essentiel, c’est la dynamique de fond», a estimé l’ambassadeur espagnol. Et depuis quelques années, le rythme de la coopération maroco-espagnole a connu une nette évolution. Cela a commencé par la visite du Roi d’Espagne en 2011, a-t-il indiqué. Pour lui, «l’arrivée de Juan Carlos à Marrakech, 5 jours seulement après les attentats d’Argana, a constitué un geste fort, qui a été très apprécié par les Marocains». Depuis, plusieurs rencontres ont eu lieu au plus haut niveau politique. Et en temps de crise, la politique est, avant tout, au service de l’économie et de la recherche de nouveaux marchés. Ainsi, le prince Philippe était accompagné lors de sa visite au Maroc d’une soixantaine de chefs d’entreprises, dans le cadre d’une rencontre d’investisseurs. Idem pour le chef du gouvernement Mariano Rajoy, qui était accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires. Mais pour l’instant, c’est surtout les PME qui constituent l’essentiel des entreprises espagnoles au Maroc, Juan Carlos sera accompagné, cette fois-ci, de patrons de grandes entités qui cherchent à se greffer sur la tendance positive de la croissance au Maroc, et au-delà, pour se lancer sur le marché africain. Quoi qu’il en soit, les visites officielles, mais également la tenue de la commission parlementaire mixte, ont permis de «maintenir la dynamique», a estimé Navarro.
Le plus important, selon lui, c’est que ces rencontres se traduisent par des actions concrètes. Cela concerne notamment le volet sécuritaire, avec la mise en place de commissariats conjoints des deux côtés des frontières, et la possibilité pour la gendarmerie royale et la guardia civile d’avoir des patrouilles communes. A cela s’ajoutent d’autres initiatives, notamment en matière de sécurité nucléaire. Autre exemple: les déplacements des présidents des régions comme la Catalogne ou les Canaries ont permis la signature de conventions, comme celle qui a permis le lancement d’une ligne directe Casablanca-Las Palmas. La RAM devra également ouvrir une autre ligne vers Tenerife. «Ceci est d’autant plus important que cette région accueille chaque année 13 millions de touristes, qui peuvent être intéressés par la découverte d’une destination différente, à proximité», a indiqué l’ambassadeur espagnol.

Opportunités

Les bouleversements qui marquent plusieurs Etats du monde arabe offrent de grandes opportunités qui restent encore peu exploitées. Cela est dû notamment «au coût du non Maghreb. Car, comment peut-on parler de libre-échange et d’intégration au moment où les frontières entre le Maroc et l’Algérie sont fermées», a déploré Alberto José Navarro. Mais pour lui, «ce genre de problèmes se résolvent par le renforcement des liens, comme cela a été effectué entre le Maroc et l’Espagne». Et il ne s’agit pas uniquement d’un effort mené par les ambassades, mais «surtout lorsque les ministres, les présidents des universités et les entrepreneurs se connaissent mieux».

Mohamed Ali MRABI

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