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    Caisse centrale de garantie
    Fogarim: Une sinistralité comparable aux crédits

    Par L'Economiste | Edition N°:4072 Le 11/07/2013 | Partager
    95% des bénéficiaires remboursent leurs crédits
    L’impact va au-delà de la dimension comptable

    Hicham Zanati Serghini, DG intérimaire de la CCG

    - L’Economiste: Par Fogarim, faut-il entendre une garantie à fonds perdu?
    - Hicham Zanati Serghini: Non! Le Fogarim est un axe de la Caisse centrale de garantie parmi d’autres qui s’insère dans la politique globale de l’Etat pour la promotion de l’habitat. C’est un produit de garantie destiné à faciliter l’accès au logement à des populations à revenu modeste ou non régulier, mis en place à partir de 2003. Il est adossé au fonds Damane Assakane, regroupant les produits Fogarim, Fogaloge (ndlr: ce dernier produit est destiné à la classe moyenne), qui a permis à près de 98.000 ménages d’accéder à la propriété et de mobiliser des crédits immobiliers d’environ 16 milliards pour un engagement de plus de 11 milliards de DH. Le principe du fonds de garantie n’est pas de réaliser des gains, mais de constituer des provisions en vue d’une indemnisation future des banques sur les risques pris. Aussi, les  fonds de garantie de manière générale ne peuvent pas être appréhendés qu’à travers la seule dimension comptable. Il y a la dimension sociale, qui a permis une additionnalité de près de 100.000 familles, économique grâce à laquelle toute une dynamique a été impulsée au niveau de plusieurs secteurs. Mais il y a aussi la création de milliers d’emplois, et la dimension financière générant des recettes fiscales pour le Trésor.
    - Quel est le bilan du fonds aujourd’hui?
    - Depuis son lancement, l’activité du Fogarim a permis la garantie de 95.000 crédits octroyés par l’ensemble des banques partenaires pour une enveloppe globale de plus de 14 milliards de DH. Sa mise en place, conjuguée aux incitations financières accordées par l’Etat aux professionnels du secteur, a fortement contribué à réduire le déficit en logement et à faciliter l’accès à la propriété en faveur des populations cibles.
    - Valeur aujourd’hui, quel est son niveau de sinistralité?
    - Il est de 4,9%, ce qui signifie que plus de 95% des bénéficiaires remboursent leurs crédits. Donc, le taux de sinistralité reste confiné dans des proportions maîtrisables et ne suscite pas de réelles inquiétudes sachant que le fonds est entré en activité, il y a 10 ans. Pour les banques intervenantes, et dans la mesure où le fonds prend en charge plus de 70% du risque, ce taux n’est que de 1,5%, soit un taux très bas surtout si nous le comparons à celui des crédits bancaires toutes activités confondues. L’intervention du fonds permet ainsi aux banques d’avoir une activité largement rentable. En témoigne l’implication continue des banques qui ont accompagné cette politique depuis le début, sauf une seule qui a arrêté son intervention depuis 2009 (ndlr: Attijariwafa bank) et une nouvelle qui vient d’intégrer le programme (ndlr: Barid Bank). C’est vous dire que la situation du fonds est loin d’être alarmante.

    Propos recueillis par Bachir THIAM

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