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Analyse

Jardins zoologiques
Le Maroc développe ses références animalières

Par L'Economiste | Edition N°:4072 Le 11/07/2013 | Partager
Recherche scientifique et introduction en milieu naturel
Les échanges entre zoos, principale source d’approvisionnement
Améliorer l’accessibilité pour doper le nombre de visiteurs pour Rabat

Pour Salma Slimani, directrice des affaires générales et commerciales «la présentation des animaux dans le parc zoologique, à travers un système logique des écosystèmes, se base sur une scénographie, qui permet aux visiteurs de vivre une nouvelle expérience qui coupe avec les modes d’exposition pratiqués dans les autres zoos»

- L’Economiste: Quel bilan faites-vous depuis l’ouverture du zoo?
- Salma Slimani: Nous avons bouclé la première année avec une affluence qui avoisine les 750.000 visiteurs. Ce qui correspond à ce qui était prévu par le business plan. Celui-ci est en train d’être affiné pour prendre en considération les nouvelles données en matière de cible de visiteurs, notamment les familles, les enfants, les groupes scolaires et les touristes.
Nous avons également pu réaliser un chiffre d’affaires de 24 millions de DH et un résultat net avant amortissement de 14 millions de DH. Il faut aussi rappeler que ce qui alourdit actuellement le budget ce sont les amortissements.

- La hausse du nombre des visiteurs est aussi liée à l’amélioration de l’accessibilité. Où en êtes-vous sur cette question?
- Ce chantier est en cours. La wilaya a déjà fait son travail en aménageant la route limitrophe au zoo. De plus, nous travaillons de concert avec le ministère de l’Equipement, qui est représenté au sein du conseil d’administration, afin d’améliorer les accès et mettre en place la signalétique au niveau de l’autoroute et de la route nationale n°1.
Nous avons eu une réunion récemment et cela va être mis sur les rails incessamment.
- Le Parc zoologique propose cinq écosystèmes africains. Quels sont les critères de présentation des espèces?
- C’est un système logique de présentation des animaux à travers les écosystèmes, qui se base sur une scénographie. La présentation se fait via des séquences visuelles différentes qui offrent une expérience originale. L’animal peut être perçu de différents angles, notamment grâce à la cohabitation entre certaines espèces, mais aussi à de nouvelles présentations, qui coupent avec ce qui se faisait dans l’ancien zoo.

- On vous reproche aussi de ne pas avoir une grande variété d’animaux
- Nous disposons d’une centaine d’espèces africaines, qui restent la spécialité du zoo, avec 1.000 à 1.200 animaux. Cette perception du manque d’animaux est due essentiellement au mode de présentation. Par exemple, nous ne pouvons pas exposer deux mâles en même temps. Nous effectuons des rotations entre les animaux. D’autant plus qu’ils vivent dans un espace ouvert et peuvent se cacher et dormir naturellement. D’ailleurs, nous avons constaté qu’il y a plus de naissances qu’auparavant.

- D’où proviennent ces animaux?
- Nous avons une liste d’espèces que nous avons reçus de zoos internationaux comme celui d’Al Ain aux Emirats arabes unis. Tout le principe des zoos se base sur des échanges. Ceux-ci sont offerts à titre gracieux et la partie qui les reçoit doit payer uniquement le fret et les frais de douane, qui restent assez symboliques. La vocation des zoos est de développer les échanges et les systèmes d’animaux à valeur symbolique, soit 1 DH. Il s’agit d’un nouvel aspect pour le Conseil national de la comptabilité, qui est en train d’étudier comment inscrire nos animaux dans le bilan comptable. Au Maroc, nous n’avons pas de références. Donc, pour valoriser ces animaux, nous avons fait un benchmark international. Nous avons constaté que les zoos publics ne donnent aucune valeur commerciale à leurs animaux, et je pense que nous allons nous diriger dans la même voie. C’est une question qui va être étudiée avec le Conseil national de la comptabilité et sera une première au Maroc.

Visiteurs

Depuis l’ouverture du jardin zoologique, ses dirigeants ont dégagé deux grands types de visiteurs. D’un côté, ceux qui viennent pour la découverte et parcourent rapidement les circuits. De l’autre, ceux qui passent la journée au zoo, avec la possibilité de profiter des services de restauration.
Dans ce deuxième cas, le processus de découverte concerne des aspects plus détaillés, comme les conditions de vie des animaux dans chacun des écosystèmes. Cela permet aussi d’allier les deux volets, éducation et divertissement. Par exemple, les ateliers pédagogiques proposent un jeu baptisé la chasse au trésor, dans lequel les enfants doivent découvrir un animal déterminé à travers une série d’énigmes.

Propos recueillis par MAM

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