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Analyse

Jardins zoologiques
Comment Rabat a révolutionné le concept

Par L'Economiste | Edition N°:4072 Le 11/07/2013 | Partager
750.000 visiteurs depuis l’ouverture
Les activités pédagogiques au cœur du programme
24 millions de DH de chiffre d’affaires

Outre les aspects de divertissement, le Jardin zoologique de Rabat a permis la valorisation d’une centaine d’espèces africaines, soit entre 1.000 et 1.200 animaux, dont certains sont nés sur place ou issus des échanges avec d’autres zoos internationaux

PRÈS d’un an et demi après son inauguration, le Jardin zoologique de Rabat semble faire son bonhomme de chemin, avec des résultats qui dépassent les objectifs fixés initialement. Il faut dire que cet espace est venu répondre à un besoin énorme d’une population qui souffre d’un déficit cruel en matière de lieux culturels et de divertissement. En effet, le zoo de Rabat a attiré près de 750.000 visiteurs depuis son ouverture, lui permettant de réaliser un chiffre d’affaires qui dépasse 24 millions de DH. Un succès qui s’explique par le concept novateur de ce parc naturel, qui a réussi à séduire les visiteurs. En effet, «il ne s’agit pas uniquement d’un  espace de présentation des animaux, mais également des écosystèmes africains», a fait savoir Salma Slimani, directrice des affaires générales et commerciales. Cet espace est le premier du genre au Maroc et existe rarement dans d’autres pays, même les plus développés. En France par exemple, le premier zoo conçu selon le même modèle n’ouvrira ses portes qu’en 2014. Ainsi, le Jardin zoologique de Rabat présente aux visiteurs des animaux vivant dans un milieu ouvert, qui reprend les 5 écosystèmes africains. Forêt tropicale, montagne de l’Atlas, zones humides, désert, savane… «Les visiteurs découvrent les animaux dans leur habitat, reconstitué selon le modèle qui existe réellement en Afrique. Ce qui permet de favoriser la reproduction et la préservation des espèces», a expliqué Slimani. La directrice du zoo avance qu’il ne s’agit pas uniquement d’un lieu de divertissement, mais aussi d’éducation à l’environnement. «C’est le noyau de notre activité notamment en matière de conservation et de recherche scientifique», a-t-elle ajouté. Il s’agit de la valorisation d’une centaine d’espèces africaines, et entre 1.000 et 1.200 animaux, dont certains sont nés au zoo de Rabat, comme le lion, le babouin, ou encore le vautour, qui «constitue une fierté pour nous au niveau international, car il s’agit d’une espèce rare, en voie d’extinction», a-t-elle fait savoir. C’est dans le même souci que les dirigeants du parc zoologique travaillent en partenariat avec le Haut commissariat aux eaux et forêts, qui prennent en charge la réintroduction de certaines espèces, comme les antilopes, les mouflons ou les autruches, dans les aires protégées et les réserves naturelles. 
Les aspects pédagogiques mis en avant par les responsables du Jardin zoologique ciblent en premier lieu les jeunes générations. Cela passe par l’organisation d’ateliers en partenariat avec les écoles, qui ont compris la valeur ajoutée de ce complément de formation, qui allie explications théoriques et actions pratiques. Près de 5.000 élèves ont participé à ces ateliers pendant les 6 premiers mois de cette année, est-il indiqué. Les entreprises, de leur côté, semblent également comprendre l’enjeu de cette approche. Il s’agit notamment «de groupes qui portent le label vert et souhaitent nous soutenir dans l’effort de conservation», a noté Slimani. Concrètement, la ferme pédagogique mise en place permet aux enfants de découvrir les processus de production de certains produits comme le lait ou la laine. Face au franc succès de ces ateliers auprès des écoles, la direction du zoo a décidé de généraliser l’accès aux autres enfants. Surtout que les prix proposés restent raisonnables, ne dépassant pas 25 DH par enfant pour chaque atelier. Il faut ajouter à cela le billet d’entrée au zoo qui varie entre 50 DH pour les adultes, 30 DH pour les enfants, avec différentes formules pour les familles ou groupes. Généralement, «nous essayons d’adopter un système de tarification accessible à toutes les couches sociales et de maintenir un équilibre entre les besoins de financement du zoo et les standards de qualité et de sécurité», a fait savoir Slimani. En effet, «toutes les études ont été faites pour maximiser les normes de sécurité», a-t-elle assuré. Car, beaucoup de personnes craignent que la présence d’espèces sauvages dans des espaces ouverts puisse constituer un danger sur leur intégrité physique. Or, «le concept qui a été réalisé par le cabinet international Bernard & Harrisson, en plus d’un panel d’experts, prévoit des distances calculées pour les fossés et les barrières, afin que les animaux ne puissent pas les dépasser», est-il expliqué. Ces obstacles sont généralement naturels, pour des raisons d’esthétique. Mais ces mesures de sécurité sont renforcées par des outils technologiques, invisibles pour les visiteurs, qui empêchent les animaux de dépasser certaines frontières. Evidemment, «une période d’adaptation a été nécessaire pour ces espèces avec leur nouvel habitat», a indiqué la directrice du zoo. Cela a concerné surtout certains animaux comme les singes, très dynamiques, et qui avaient constitué un véritable souci pour les responsables du jardin zoologique.
Aujourd’hui, la phase d’adaptation a été dépassée et les dirigeants du zoo envisagent de passer à une autre étape. Si le projet du safari de nuit a été reporté pour quelques années, de nouvelles activités sont prévues à partir de ce mois de Ramadan.

Show

LES responsables du zoo de Rabat prévoient de lancer de nouvelles activités, notamment l’aménagement d’une salle pour les cérémonies d’anniversaires. Là encore, ils insistent sur l’aspect pédagogique. «Cela devra passer par la présence de quelques mascottes, mais aussi un maquillage pour enfant qui évoque les animaux présents dans le zoo», est-il indiqué. La période estivale est également l’occasion de relancer l’activité, en misant sur de nouvelles cibles. Cette année, la communication sera axée sur les MRE, avec un programme spécifique. Pour le mois de Ramadan, des shows de fauconniers seront lancés, avant d’élargir la gamme des spectacles présentés.

Mohamed Ali MRABI

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