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Evénement

Démission de l’Istiqlal
Benkirane suspendu à la réponse royale

Par L'Economiste | Edition N°:4072 Le 11/07/2013 | Partager
Le déclic pour lancer le processus de négociations
Le chef du gouvernement doit envoyer une lettre à chaque ministre
Il a assisté aux obsèques d’un ex-parlementaire du RNI

Des observateurs estiment qu’il est normal que le chef du gouvernement attende la réponse royale aux demandes de démission des ministres istiqlaliens avant d’engager des négociations avec les partis pour trouver un remplaçant au sortant

LE chef du gouvernement attend la réponse du Souverain à la demande de démission des ministres de l’Istiqlal. Elle donnera le coup d’envoi aux processus de négociations pour la formation d’une nouvelle majorité ou la convocation des élections anticipées. Tout donc reste ouvert. Traditionnellement, la réponse est rapide. Lors de la démission du gouvernement de Abbas El Fassi en 2011, il a fallu juste un week-end pour que l’accord arrive à la Primature. Une fois la réponse obtenue, Abdelilah Benkirane est tenu d’envoyer une lettre à chaque ministre pour lui signifier que SM le Roi a bien voulu accepter sa demande de démission. Les mauvaises langues affirment que certains des ministres istiqlaliens démissionnaires cultivent l’espoir de voir leur demande refusée. Ce qui est plausible lorsqu’on sait que Mohamed Louafa, ministre de l’Education nationale, n’a pas remis la sienne en temps voulu comme les autres. Un conseil de gouvernement est prévu pour aujourd’hui.
Certains observateurs estiment qu’il est normal que le chef du gouvernement attende la réponse royale avant de s’engager dans la voie des pourparlers. Car, une tentative de réconciliation entre le PJD et l’Istiqlal relève toujours du possible, soutient un dirigeant politique. En attendant, Abdelilah Benkirane a assisté lundi aux obsèques de Mohamed Mkinsi, ex-parlementaire du RNI de Salé. Les deux hommes se connaissaient pour avoir été parlementaires tous les deux de la même ville. En tout cas, le geste du chef du gouvernement a été très apprécié par les membres de la famille du défunt et des responsables du RNI. Mais certains politiques sont allés vite en besogne. Ils ont vu dans le geste de Abdelilah Benkirane un rapprochement avec Salaheddine Mezouar, le président du parti. Un feu vert pour des négociations pour l’entrée du RNI dans le gouvernement de Benkirane II. Pour le prochain gouvernement, il faudra soulever une question de taille. Curieusement, le PJD, qui se targue d’avoir une fibre sociale, a évité jusqu’ici les ministères à caractère social. En effet, dans Benkirane I, les départements qui posent problèmes comme la Santé, l’Education nationale, la Jeunesse et sports ont été confiés aux autres alliés de la majorité. A l’avenir, le chef du gouvernement devrait confier les portefeuilles sociaux aux ministres du PJD.
En tout cas, Benkirane compte réunir le Secrétariat général du parti à la fin de cette semaine pour décider de la date du Conseil national extraordinaire. Le parlement du PJD doit trancher sur la conduite à suivre. Un membre de cette instance affirme que tous les scénarios seront sur la table.
Maintenant que l’Istiqlal a quitté le navire, Abdelilah Benkirane devra prendre le temps de faire son introspection. Il doit tirer les leçons de son expérience avec l’Istiqlal comme allié pour éviter de reproduire à l’avenir le même schéma de comportement. Le divorce entre les deux formations fait ressortir l’existence de problèmes de communication. En effet, la position de l’Istiqlal a changé en l’espace de 6 mois à peine. Au début, Hamid Chabat voulait changer 2 ou 3 de ses ministres.
Sa demande restée sans réponse, il était passé à la vitesse supérieure. Pendant ce temps, Abdelilah Benkirane n’a pas pris d’initiative après toutes les actions de l’Istiqlal, allant du mémorandum de janvier aux mesures d’urgence pour relancer l’économie, en passant la demande d’une réunion d’urgence de la majorité sur le Sahara et la situation économique. Le conflit pouvait être résolu s’il y avait de la bonne volonté et une médiation sérieuse. Nabil Benabdallah et Mohand Laenser ne pouvaient pas prendre le détachement nécessaire pour jouer les bons offices. Ils étaient plus dans une position de ministres que dans celle de secrétaire général.
Dans le prochain gouvernement, il devra travailler sérieusement ses dossiers, particulièrement économiques. Car, jusqu’ici, Abdelilah Benkirane n’a pas fait preuve d’une propension à les traiter. Le PJD, qui a été surpris par ses résultats aux élections, est arrivé au gouvernement en profitant du printemps arabe. Tout le monde savait qu’il n’a pas d’expérience dans la gestion des affaires publiques. Mais cela s’apprend, il faut juste travailler sérieusement. En somme, un changement dans la gouvernance est recommandé.


Mohamed CHAOUI

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