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    Des cadres du public formés à la bonne gouvernance

    Par L'Economiste | Edition N°:4070 Le 09/07/2013 | Partager
    Sciences Po Aix a remis des certificats à 25 responsables
    La formation a duré 6 mois pour une enveloppe de 400.000 DH

    5 cadres de RAM, 5 de l’ONCF, 5 de Marsa Maroc et 10 de l’ONEE ont été formés par Sciences Po Aix. Ils ont reçu leurs certificats la semaine dernière au siège de RAM

    Plus question de subir les foudres de la Cour des comptes, de l’Inspection générale des finances (IGF), du Parlement ou de tout autre organe de contrôle. Les entreprises publiques veulent revoir leur façon de travailler afin de verrouiller toutes les procédures et agir en toute transparence. C’est la raison pour laquelle Driss Benhima, patron de RAM, a pensé à la formation de ses cadres à la bonne gouvernance. L’idée a également séduit l’ONEE, l’ONCF et Marsa Maroc. Et c’est l’Institut des études politiques (IEP) de Sciences Po Aix qui a été choisi pour mener la formation. «Ce n’est plus la peine que pour de petites bêtises l’on ait droit à de grands commentaires», relève Benhima. En effet, souvent, les gestionnaires du public prennent des décisions «en toute bonne foi», mais qui ne s’appuient sur aucune procédure écrite. Ce qui leur vaut les critiques et les soupçons des organes de contrôle.
    Au total, 25 cadres des 4 établissements (5 de RAM, 5 de l’ONCF, 5 de Marsa Maroc et 10 de l’ONEE) ont suivi une formation aux bonnes pratiques de gouvernance pendant 6 mois, pour une enveloppe de 400.000 DH. «L’idée était de s’appuyer sur l’expérience française en la matière tout en s’adaptant aux réalités marocaines», explique Christian Duval, directeur de Sciences Po Aix. Une cérémonie de remise de certificats a été organisée la semaine dernière au siège de RAM. Un deuxième cycle de formation n’est pas exclu. «Il s’agit d’une formation à l’acculturation au contrôle des entreprises publiques. Le Maroc change, nous avons de plus en plus de contrôles et les entreprises publiques doivent les intégrer et même les anticiper», insiste Benhima.        
    Chaque année, l’Etat consacre près de 500 millions de DH à la formation continue dans le public, mais les résultats ne sont pas vraiment perceptibles (voir L’Economiste du 2 juillet 2013). Car, à la base, il n’existe pas d’estimation globale des besoins. Le ministère en charge de la fonction publique en est à peine au stade d’élaboration d’une cartographie des emplois et des compétences.


    Ahlam NAZIH

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