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    «Icram reflète l’idéologie conservatrice du PJD»

    Par L'Economiste | Edition N°:4069 Le 08/07/2013 | Partager
    La question de l’avortement supprimée du nouveau plan
    Les référentiels aux conventions internationales remplacés par le caritatif

    Nouzha Skalli, ancienne ministre de la Famille et députée du PPS
     

    - L’Economiste : Vous aviez préparé l’agenda gouvernemental de l’égalité alors aux affaires. Comment évaluez-vous le nouveau programme Icram?
    - Nouzha Skalli: Lors de la signature de la convention avec l’UE, la ministre s’était engagée à ne modifier l’agenda gouvernemental de l’égalité que pour le mettre en corrélation avec la Constitution de 2011. Mais il s’est avéré que l’ancien document a été vidé de son contenu et mis en adéquation avec l’idéologie conservatrice du PJD. Dans la nouvelle version, les référentiels caritatifs ont remplacé ceux relatifs aux conventions internationales qui figuraient clairement dans l’agenda de l’égalité.
    - Les ONG parlent de dévalorisation de votre plan d’action. En quoi a-t-il été appauvri ?
    - Beaucoup de domaines prioritaires formant l’agenda gouvernemental ont disparu du plan Icram. Celui relatif à la diffusion de la culture d’égalité et de la lutte contre les stéréotypes sexistes dans le domaine de la communication en fait partie. De même, le principe de discrimination positive a également été supprimé alors que l’ancien texte avait prévu d’attribuer aux femmes le tiers des postes de responsabilité. Je suis d’ailleurs choquée d’entendre la ministre justifier le petit nombre de nominations des femmes par la faiblesse de leur taux de candidatures qui s’explique par  l’imposition de critères  de sélection très discriminatoires. Comment peut-on exiger des candidats de justifier une expérience d’au moins 5 ans dans un poste de chef de division alors que les femmes étaient absentes des postes de responsabilité?
    - Qu’en est-il de la question relative à l’avortement?
    L’agenda gouvernemental comportait une disposition qui amende le Code pénal pour assouplir toutes les mesures relatives à l’avortement. Mais elle a disparu du nouveau plan d’action gouvernemental. J’ai entendu dire que la ministre a rétabli ce point après les commentaires des ministres lors de l’adoption du programme par le Conseil de gouvernement, mais connaissant la vision conservatrice du PJD, il me semble étonnant qu’elle le fasse.


    Propos recueillis par Hajar BENEZHA

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