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Politique

Crise gouvernementale
Le casse-tête de la classe politique

Par L'Economiste | Edition N°:4068 Le 05/07/2013 | Partager
Le PPS invite Benkirane à débloquer la situation
L’Istiqlal pressé d’appliquer sa décision de quitter le gouvernement
Benkirane ne veut pas dévoiler ses cartes

Le parti de Nabil Benabdallah ne supporte plus l’attentisme et presse Abdelilah Benkirane à s’impliquer dans la recherche d’une issue à la crise gouvernementale

La classe politique est dans la tourmente. Personne ne donne l’impression de  savoir de quoi sera fait demain. La crise gouvernementale, démarrée depuis plusieurs semaines, semble s’installer par manque de réactivité des protagonistes. Le PPS, après la réunion de son bureau politique mercredi soir, semble sortir du lot. Les digues commencent à bouger. Ainsi, après avoir affirmé qu’il était prêt à toutes éventualités, y compris celle des élections anticipées, le bureau politique du parti de Nabil Benabdallah a invité le chef du gouvernement à participer au déblocage de la situation. Et cela devra se faire à travers le dialogue avec les partis de l’opposition et l’adoption d’une approche participative dans la gestion des affaires publiques. Dans cette affaire, Abdelilah Benkirane, en tant que patron de la majorité, devait prendre des initiatives pour trouver une sortie de crise. Il a préféré se murer dans un mutisme, en s’imposant une ligne de conduite qui ne semble pas payer: «le gouvernement et le Parlement fonctionnent normalement», dit-il depuis la crise. Cette situation risque de perdurer. On est à la veille de Ramadan, un mois sacré, qui sera suivi d’août, le mois des congés. Il faudra donc attendre la prochaine rentrée politique pour voir ce dossier rebondir, pronostiquent les observateurs. Certains osent la comparaison entre ce qui s’est passé en Egypte et le Maroc. Nos politiques s’empressent de rappeler que chez nous, le ciment qu’est la monarchie veille à la stabilité et à la bonne marche des règles de la démocratie.
Face à cette situation, le PJD ne veut pas sortir du bois. Il est partagé entre deux options: soit former une nouvelle majorité avec d’autres alliés soit organiser des élections législatives anticipées. Mais pour trancher entre les deux scénarios sur la table, la convocation d’un Conseil national extraordinaire sera nécessaire. Et Benkirane ne veut pas dévoiler son jeu, tant que Hamid Chabat n’a pas tranché dans sa décision de quitter le gouvernement. Aucune décision sur les suites à donner à cette affaire n’a été prise. Abdelilah Benkirane ne peut échafauder des hypothèses sur des choses qui n’existent pas, disent en chœur des responsables politiques de la majorité.
Le chef du gouvernement semble se complaire dans cette phase d’attentisme, alors que le Maroc a besoin de visibilité politique et économique pour améliorer son attractivité. Officiellement, Chabat veut accorder à Benkirane un délai d’un mois, le temps de constituer une nouvelle majorité. Il ne veut pas assumer la responsabilité d’avoir provoqué la chute du gouvernement.
Dans le cas de Benkirane, cette initiative est interprétée comme une manœuvre politicienne destinée à gagner du temps.  D’ailleurs, plusieurs d’entre eux considèrent que «certains milieux», mais sans les nommer, «veulent museler le gouvernement pour avoir un bilan négatif qui fera échouer le PJD lors des prochaines élections législatives». C’est un peu court comme argumentaire pour occulter l’inexpérience d’une équipe, qui ne veut pas le reconnaître. En tout cas, les alliés du PJD que sont le MP et le PPS, sont visiblement dans une situation inconfortable. Ils veulent une clarification tout en faisant assumer une part de responsabilité au chef du gouvernement qui n’a entrepris aucune initiative pour entamer un dialogue avec son allié et faire démarrer la machine.
Si Benkirane devait faire un compromis, Hamid Chabat devait aussi tendre sa main. Ce n’est pas normal qu’aucune solution ne profile à l’horizon alors que la crise dure depuis plus de deux mois, note un dirigeant politique de la majorité. Quoi que, tout n’est pas perdu avec l’Istiqlal. En politique, rien n’est impossible. Même si les chances de voir Chabat et Benkirane reprendre la table des négociations sont minces, un rebondissement n’est pas exclu. Même si le PPS a invité l’Istiqlal à trancher sur la mise en œuvre de la décision de son Conseil national. Selon cette formation, le statu quo participe à l’immobilisme. Dans cette situation complexe, chaque protagoniste cache son calcul. Alors, comment imaginer le chef du gouvernement lancer des contacts avec des partis d’opposition en vue de trouver un remplaçant à l’Istiqlal? S’il le fait, il dévoile une partie de ses cartes, ce qui lui sera fatal, souligne un de ses proches. En tout cas, au RNI, on est formel: il n’y a eu aucune approche de dialogue. De toutes les manières, aucune décision ne peut être prise tant que Salaheddine Mezouar est en déplacement à l’étranger.


Mohamed CHAOUI

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