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Economie Internationale

Chômage: Merkel appelle à la mobilisation pour les jeunes

Par L'Economiste | Edition N°:4068 Le 05/07/2013 | Partager
L’emploi des jeunes au cœur d’un quasi-sommet européen
6 milliards d’euros alloués en fonction des besoins
Une décision populiste à la veille des élections allemandes?

PLUS de 23% de jeunes sont touchés par le chômage dans la zone euro. Un chiffre inquiétant qui est mis à mal par les cas de la Grèce et de l’Espagne qui atteignent des pics respectivement de 59,2% et 56,6%. D’ailleurs, au cours de la semaine, Angela Merkel a réuni à Berlin une vingtaine de dirigeants européens dans un quasi-sommet estimant que «le chômage des jeunes est le problème le plus pressant». Toutefois, l’Allemagne reste beaucoup moins touchée que ses voisins quand on sait que seulement 8% de ses jeunes actifs cherchent de l’emploi (à côté d’une France où l’on dénote 25% de chômage chez ces mêmes jeunes). «La grande conférence de Berlin est le moyen de commencer à partager avec précision nos expériences concrètes sur les mesures qui fonctionnent», assure Merkel en pleine campagne électorale.
Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la sincérité de ce nouvel intérêt allemand: Mme Merkel semble vouloir soigner son image nationale et internationale pour montrer à tous qu’elle n’est pas là uniquement pour amener l’austérité, en particulier dans le Sud de l’Europe où se rassemblent les pays les plus touchés par la crise, et mettre en avant son côté social au vu des élections à venir. Le parti de l’opposition allemande, le SPD, accuse la chancelière d’user d’une politique des symboles. Klaus Wiesehügel, conseiller du candidat socialiste allemand, prévient que «les milliards d’euros promis seront insuffisants pour réparer ce que Merkel et sa politique de pure austérité ont causé dans les pays en crise».
Quoi qu’il en soit, des résultats sont là : 6 milliards d’euros ont déjà été débloqués la semaine précédente à Bruxelles. Ils seront alloués à la réalisation de ce projet qui part sans objectif chiffré mais qui se targue d’«une obligation de résultat» selon François Hollande, une obligation qui «taraude» les dirigeants européens. Auquel cas la dirigeante allemande rappelle que «le problème ne peut être réglé du jour au lendemain», mais elle s’engage à ce que des progrès soient réalisés d’ici la prochaine conférence. Les six milliards seront mis en circulation à partir de 2014 et viseront en particulier les zones les plus touchées par le chômage juvénile.
Angela Merkel déclare, enfin, que cette réunion des ministres du Travail et des agences pour l’emploi de toute l’Union européenne, ainsi que des nombreux dirigeants présents, permettrait de donner «le point de départ d’une feuille de route» pour mettre en place les mesures qui amélioreront à l’avenir l’accès à l’emploi pour les moins de 25 ans.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a montré  ses incertitudes en qualifiant le problème de «défi sans précédent dans l’intégration européenne» qui pourrait «aboutir à une rupture du système» si aucun résultat n’arrivait. Une crainte justifiée car il s’agit d’un problème sans solution parfaite.

 

K. Ba.

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