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Retour des MRE
Une agence nationale des compétences nécessaire

Par L'Economiste | Edition N°:4068 Le 05/07/2013 | Partager
Une panoplie d’acteurs participe à la création des politiques de migration
Le CCME pour une instance chargée d’établir une synergie
Mundiapolis s’intéresse à leur apport dans le développement de l’entrepreneuriat

Des compétences marocaines d’ici et d’ailleurs, le Maroc en a besoin. Du programme  Tokten (Transfert of knowldge through expatriate nationals) initié par le Pnud au Fincome (Forum international des compétences marocaines à l’étranger) dans les années 2000, le Royaume a bien amélioré ses politiques de migration dont l’objectif  a toujours été de mobiliser les compétences marocaines du monde pour un meilleur développement. Toutefois, la situation semble ambiguë. Sans aucune synergie, différents acteurs participant parallèlement à l’adoption de stratégies ayant tous comme finalité la participation de la Communauté marocaine étrangère (CME) à la croissance économique. A quoi toutes ces politiques ont-elles conduit? Le Maroc connaît-il suffisamment ses compétences disponibles à l’étranger? Dans ce sens, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a mené une étude autour des compétences marocaines de l’étranger, 25 ans de politiques de mobilisations. Publiée en mars 2013, elle dévoile que les relations établies avec la CME manquent de suivi. «La mise en place d’une agence nationale des compétences et d’une véritable politique publique de convergence entre l’offre et la demande permettra de mieux connaître les besoins du pays en termes de profil», souligne Driss Jbali, membre dirigeant et co-fondateur du CCME lors du premier colloque organisé le 1er  juillet dernier par l’Université Mundiapolis sur la diaspora, entrepreneuriat et recherche scientifique au Maroc. Cette instance sera un espace multi-acteurs, public et privé. Elle aura pour missions essentielles de créer une synergie entre les différents intervenants, les évaluer ainsi que la mise à jour régulière de la politique nationale. Dans un marché mondialisé et compétitif, le rôle de cette agence permettra au pays de bénéficier des connaissances et des expériences de la CME. «La fuite des cerveaux marocains connaît un flux massif», explique Jamal Bouoiyour, professeur à l’Université Mundiapolis et  à l’Université de Pau. D’après une étude menée en janvier 2013 par le Centre d’analyse théorique et de traitement des données économiques, le taux d’expatriation vers les pays de l’OCDE est de 10% pour le Maroc. Il se classe deuxième derrière le Liban dont le taux est de 12%. Cependant si l’on considère l’émigration des plus qualifiés, le Maroc caracole en tête avec un taux d’expatriation de 16%, suivi de l’Algérie, du Koweït et de la Syrie (13% chacun).

Une mauvaise croissance, un frein pour la mobilisation des CME

Face à une économie basée sur le «low cost» et une croissance de mauvaise qualité qui dépend des aléas climatiques, le chantier des changements structurels en est encore à ces débuts. Cet environnement à faible productivité, et dont par exemple 40% de l’emploi total se trouve dans le secteur informel, n’est pas attractif. Les compétences marocaines à l’étranger, même ayant la volonté de retourner à leur pays d’origine, sont bloquées face à cet environnement qui n’offre pas les mêmes opportunités qu’ailleurs. D’où le faible retour et notamment celui des étudiants, ce qui constitue une réelle perte pour le pays.

Rajaa DRISSI ALAMI

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