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Analyse

Bourse: L’été sera chaud pour le marché action

Par L'Economiste | Edition N°:4068 Le 05/07/2013 | Partager
Un potentiel baissier compris entre 3 et 5% jusqu’en septembre
Prévisions des résultats semestriels revues à la baisse
La cote dans l’attente d’opérations stratégiques

Il est probable que le Masi maintienne son creusement durant la période estivale. Selon l’analyse technique, l’indice phare va poursuivre son mouvement baissier pour atteindre un premier seuil de 8.500 points. Après un léger rebond technique à ce stade, il se dirigerait vers les 8.330 points jusqu’à fin septembre

EN attendant l’afflux, tant espéré, des fonds étrangers suite au reclassement du marché action au MSCI Frontier Market (cf. L’Economiste du 12 juin 2013), la morosité de la Bourse de Casablanca devrait se maintenir durant l’été. Après avoir bouclé le premier semestre sur une tendance négative, le Masi ne connaîtrait pas d’évolution positive au cours des 3 prochains mois. L’analyse technique du marché laisse entrevoir un potentiel baissier pour l’indice phare jusqu’en septembre. «Nous prévoyons une orientation baissière du Masi avec pour ligne de mire les 8.500 points», soutiennent les analystes d’Upline Securities. Une fois ce seuil de résistance atteint, ils tablent sur un léger rebond technique vers les 8.660 points «avant de renouer avec son trend baissier en direction des 8.330 points à fin septembre 2013». C’est dire que le marché pourrait encore reculer de 3 à 5% sur la période considérée. Plusieurs facteurs plaident en faveur de ces estimations. En plus des ajustements des fonds d’investissement liés à la sortie du Maroc du MSCI EM, il y a les anticipations négatives quant à l’orientation des résultats semestriels 2013. Compte tenu des difficultés que connaissent une partie des secteurs économiques auxquels appartiennent les sociétés cotées, plusieurs analystes de la place ont revu à la baisse leurs prévisions de résultats semestriels. A cela s’ajoute, «l’éventuel maintien des taux des bons du Trésor à des niveaux élevés». Cela faciliterait l’arbitrage des gestionnaires de fonds à la faveur du marché obligataire.
Dans ces conditions, la place est aujourd’hui à la recherche de catalyseurs pour reprendre. «La reprise d’un trend haussier prend de plus en plus la forme d’une nébuleuse au contour imprécis», note-t-on auprès d’Upline. Une chose est sûre, «la rupture de ce trend baissier ne peut passer que par une reprise macro-économique». L’allégement structurel des déficits budgétaire et commercial, le retour en masse des investissements directs étrangers ainsi que l’amélioration notable des recettes voyages contribueraient à ramener la confiance des investisseurs vis-à-vis de l’économie et par ricochet par rapport au marché action. Mais cela ne devrait se faire qu’à moyen et long terme. En attendant, la Bourse a besoin d’une nouvelle dynamique sur le court terme. A ce titre, la deuxième moitié de l’année coïnciderait avec l’avènement d’un certain nombre d’opérations à même de rebooster le marché. La concrétisation de l’opération de cession de la participation de Vivendi dans Maroc Telecom prévue pour l’automne 2013 pourrait avoir un impact positif sur l’évolution du marché. Idem pour l’augmentation du flottant de quelques participations du SNI. Le marché attend, en effet, toujours les offres publiques de vente sur les actions détenues par le groupe sur Cosumar, Centrale Laitière et Lesieur. Au-delà, l’entrée en application des premiers projets de loi de la réforme du marché sont de nature à améliorer la liquidité. Comme nous l’annoncions en exclusivité dans notre édition du 21 mars 2013, les prêts-emprunts de titres vont être opérationnels d’ici la fin d’année. Même chose pour le compartiment dédié au PME, qui permettra d’attirer, compte tenu de ses modalités plus flexibles, davantage d’entreprises à la cote. Justement, la Bourse de Casablanca et la CGEM viennent de signer un partenariat dans ce sens (voir aussi page 10). L’objectif à travers ces instruments est d’apporter du papier frais sur le marché et par la même occasion, augmenter sa liquidité. En attendant, il faut oser espérer que le reclassement en Frontier Market sera profitable à la Bourse.


Moulay Ahmed BELGHITI

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