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    Oujda: Enfin, le commerce s’organise

    Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
    La modernisation du secteur a nécessité plus de 200 millions de DH
    Organiser et structurer le commerce sur de nouvelles bases

    Lutter contre l’informel et s’organiser en associations s’avèrent impératifs pour organiser le commerce au niveau du centre-ville

    MODERNISER un secteur aussi vital que le commerce d’une ville millénaire est une action prioritaire et appréciée. Oujda qui est en phase de relooker ses espaces du centre-ville et de réorganiser ses activités commerciales est appelée à protéger ses acquis. C’est la tâche à laquelle s’attelle la Chambre de commerce, d’industrie et des services (CCIS), en collaboration avec les autorités locales. Des campagnes de sensibilisation sont lancées auprès des commerçants pour organiser ce secteur sur de nouvelles bases. Une tâche ardue vu l’anarchie qui sévissait dans ces espaces depuis l’indépendance.
    «Booster le secteur commercial est impératif pour conforter l’attractivité de cette activité. Seulement, il faut contrecarrer les effets négatifs de l’informel vu la proximité de Oujda de deux frontières (l’Algérie et Melilla)», a expliqué à L’Economiste Driss Houat, président de la CCIS. Et d’enchaîner: «La modernisation du commerce de proximité s’inscrit dans le cadre du plan Rawaj. Un plan pour organiser le commerce ambulant et instaurer une culture d’urbanisme commercial». La finalité étant d’augmenter les chiffres d’affaires des trois mille commerçants de la place et de créer des milliers d’emplois parallèles au niveau des souks Melilla, Al qods, Tanger, le nouveau souk des fruits et légumes et très prochainement Souk Al Fellah et les artères qui jouxtent la partie interne de la muraille de l’ancienne ville.
    Et pour assurer une pérennisation des infrastructures réalisées et qui ont nécessité plus de 200 millions de DH, «il ne faut pas les délaisser à leur sort», soulignent plusieurs commerçants. Ils recommandent à ce qu’un programme d’animation et d’exposition commerciale, artisanale, touristique et même culturelle les accompagne dans leur quête de valorisation de leurs commerces. Ils souhaitent aussi que ces grands espaces qui les entourent ne soient plus squattés par les marchands ambulants et les délinquants qui portent préjudice à l’image de marque qu’ils veulent véhiculer. De fait, l’organisation de ce secteur, constitué de magasins individuels, est une priorité pour que les consommateurs et autres clients potentiels fassent leurs achats selon des normes requises. C’est aux services concernés par la protection de ces nouvelles réalisations d’être plus persuasifs et dissuasifs. Ce qui n’était pas le cas par le passé.
    De plus, structurer ce commerce s’avère impératif pour réaliser l’équilibre de l’offre avec celui des grands espaces commerciaux. Depuis leur installation il y’a trois ans, ces grandes surfaces ont contribué à la lutte contre l’informel et les produits de la contrebande. Ils ont aussi contribué à instaurer une nouvelle culture de consommation inflexible sur les normes hygiéniques, sanitaires et de péremption.


    De notre correspondant Al KHARROUBI

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