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Les Cahiers de l'Émergence

La tendance mondiale se confirme

Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
D’ici à 2025, les femmes seront plus nombreuses que les hommes
Leur taux de scolarité dans le supérieur a triplé en 40 ans

LES filles plus nombreuses dans les universités? En tout cas, le fait est que le taux brut de scolarisation des hommes est passé de 11% en 1970 à 26% en 2009, soit une augmentation de près de 230%. Alors que celui des femmes a triplé, passant de 8 à 28% (selon un rapport de l’Unesco).
Les plus grandes disparités en faveur des femmes se trouvent en Amérique du Nord et en Europe occidentale.
Selon les projections de l’OCDE sur l’enseignement supérieur à l’horizon 2030, les populations masculines et féminines en âge de travailler ont le même niveau de formation. Les inégalités commencent même à s’inverser en défaveur des hommes pour la première fois dans l’histoire, à partir du milieu des années 1990.
Trente ans plus tôt, les femmes constituaient 46% de l’effectif étudiant dans l’enseignement supérieur (soit 1,2 homme pour une femme). Dès lors, l’évolution dans la participation à l’enseignement supérieur a été plus rapide chez les femmes, ce qui a fini par inverser la tendance dans les pays de l’OCDE. Cette inversion n’est pas le fait d’une baisse de participation des hommes mais bien d’une augmentation plus rapide chez les femmes. Exception faite de l’Autriche, du Canada et de la Grande-Bretagne où les inscriptions masculines ont baissé durant ces dernières décennies.
Ainsi, en 1985, 5 pays sur 18 avaient une majorité d’étudiantes, tandis qu’en 2005, cette proportion est passée à 16 pays. Si cette tendance se poursuit, l’année 2025 comptera 1,4 étudiante pour 1 étudiant. Et si l’on se projette de manière linéaire, seuls 4 pays membres de l’OCDE n’atteindront pas l’égalité entre hommes et femmes dans la participation à l’enseignement supérieur. Il s’agit notamment de la Corée du Sud, la Turquie, le Japon et la Suisse. Les étudiantes sont donc plus nombreuses, c’est un fait établi. Seulement, cela veut-il dire qu’elles sont plus diplômées aujourd’hui ? Il semblerait que oui, puisque le nombre de diplômes obtenus par des femmes suit la même tendance que la féminisation de l’enseignement supérieur.
En 2005, un pays de l’OCDE délivrait en moyenne 57% des diplômes à des femmes. Si la tendance se confirme, ce pourcentage devrait atteindre les 63% en 2025. Seulement, certains niveaux d’études semblent encore occupés en majorité par des hommes, à savoir la recherche et le niveau doctoral. De manière empirique, la moyenne de participation des femmes dans les programmes de recherche avancée est de 45%.

Explications du phénomène

La maîtrise de la fertilité, le report de l’âge du mariage et l’arrivée du premier enfant sont des paramètres qui ont beaucoup contribué à asseoir cette tendance. Certains facteurs sociologiques sont également à prendre en compte comme le déclin de la discrimination sur le marché du travail (un comportement qui, dans la plupart des pays, est désormais passible de peines juridiques). Par ailleurs, la conciliation entre vie de famille et vie professionnelle se fait plus facilement de nos jours, ce qui contribue fortement à cette hausse.

Sanaa EDDAÏF

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