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    Les Cahiers de l'Émergence

    Les filles prennent le pouvoir sur les campus

    Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
    Dans quasiment toutes les filières, elles sont majoritaires
    Les sciences médicales et d’ingénieur de plus en plus prisées

    L’université marocaine est pour beaucoup le reflet de la structure sociale du pays. Elle a en effet la capacité de livrer des clés d’analyse improbables.
    L’une de ces tendances structurelles observées depuis cinq ans est la domination des filles dans la quasi-totalité des filières de l’enseignement supérieur. Le phénomène est visible sur tous les campus partout dans le pays. Les filles étaient 36.000 à s’inscrire à l’université en 2008, en 2011, elles sont 57.000! Le tout sur une moyenne d’inscription de 100.000 étudiants! Comme leurs camarades masculins, elles sont aussi versées sur les sciences sociales, mais représentent, presque chaque année, plus de la moitié des étudiants en médecine! En 2011, sur 12.000 étudiants en médecine et pharmacie, 7.000 étaient des filles. En rapportant au nombre d’inscrits, l’Université Hassan Ier de Settat est sans doute la plus féminine. Sur 7.500 étudiants 5.000 sont des filles! Quantitativement, elles sont plus présentes à l’Université Mohamed Ben Abdellah de Fès avec 28.000 représentantes. La croissance des inscriptions des filles est phénoménale: de 2007 à 2011, elle est de 30%! En 3e cycle, elles sont passées de 10.000 à 16.000 en 3 ans, avec une prédominance pour les doctorantes en médecine sur leurs futurs confrères masculins.
    Les filières scientifiques et techniques représentent 27% des effectifs estudiantins, contre 68% pour les filières «généralistes» (droit, économie, sciences humaines). En 2008, elles n’en représentaient que 20% contre 70% pour les disciplines théoriques. Seulement, cette prédominance des sciences fondamentales est davantage la conséquence d’une mauvaise orientation que d’un plébiscite, l’accès à ces filières n’étant assortie d’aucune sélection. Un engagement «par défaut» donc, qui explique sans doute la différence flagrante entre le nombre d’inscrits en première année de licence et ceux admis en 3e cycle: en 2008, le nombre d’inscrits était de 82.000 étudiants. En 2011, c’est-à-dire trois ans de licence plus tard, seuls 20.000 étudiants étaient admis en master!
    Les facultés de droit (sciences économiques comprises) concentrent plus de 125.000 étudiants, soit le quart des effectifs. Suivies des lettres et des sciences humaines avec 110.000 étudiants. Les sciences médicales et d’ingénieur, plus élitistes car sanctionnées à l’entrée par des concours, sont beaucoup moins «garnies»: 20.000 futurs médecins, pharmaciens et  dentistes sont en formation.
    La répartition reste la même au niveau du 3e cycle, même si les écarts sont moins importants en sciences techniques et fondamentales, faisant ainsi la part belle aux sciences médicales. Ainsi, sur 44.680 inscrits en 3e cycle en 2011, 2.500 sont issus des sciences médicales, et 6.000 en sciences d’ingénieur. Une évolution sensible pour ces deux filières qui en enregistraient 10% de moins en 2008. Cet élan envers l’ingénierie s’explique surtout par les débouchés nouveaux qu’offrent ces études: génie civil, BTP, télécommunications, pharmacie, recherche, etc. La palette est large et les étudiants, de plus en plus pragmatiques dans leur choix de carrière, sont conscients de la portée de telles orientations.

    La croissance des inscriptions
    des filles est phénoménale:
    de 2007 à 2011, elle est de 30%!

    En 3e cycle, elles sont passées

    de 10.000 à 16.000 en 3 ans

    Abdessamad NAIMI

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