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    Les Cahiers de l'Émergence

    Les rankings, des accélérateurs des réformes

    Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager

    Hamid Bouabid, professeur à la faculté des sciences à l’Université Mohammed V Rabat-Agdal et auteur de Tasdawit Ranking: «Les classements sont utilisés comme des arguments marketing, et des outils de la motivation du personnel et des étudiants. Ils sont aussi brandis pour mobiliser les financements et démarcher des sponsors»

    Hamid Bouabid est professeur à l’Université Mohammed V-Agdal, spécialiste en scientométrie. Avec son équipe, il a initié le classement des universités maghrébines, Tasdawit qui est à sa deuxième édition.

    - L’Economiste: A quoi tient le rayonnement du célèbre classement de Shanghai?
    - Hamid Bouabid: L’un des atouts du classement de Shanghai (ARWU) est qu’il comprend des indicateurs d’excellence. Il est par ailleurs bâti sur des données totalement indépendantes des institutions qui font l’objet de l’évaluation. L’autre élément ayant contribué à sa notoriété est qu’il a été à l’origine de beaucoup  de réformes et de transformations dans l’enseignement supérieur et la recherche. En France par exemple, le chef de l’Etat avait énoncé en 2008 l’objectif de faire figurer deux universités françaises dans les 20 premières mondiales et 10 parmi les 100 premières. Au cours de la même année, la Commission européenne  a décidé d’augmenter le nombre de bourses pour la mobilité et la recherche suite aux places moins brillantes des universités européennes au classement de Shanghai. Au fil du temps, le classement de Shangai a gagné en réputation en profitant paradoxalement des critiques et des controverses qu’il suscite.
    - Au-delà de l’image, quelle est l’incidence de ces rankings sur les établissements et leur impact sur les politiques de recherche?
    - Les incidences sont multiples. Ces classements sont utilisés comme des arguments marketing pour l’attractivité de l’institution, la motivation du personnel et des étudiants. Ils sont fièrement brandis pour mobiliser les financements et démarcher des sponsors. Les universités communiquent systématiquement sur leur position.
    Enfin, je dirai que lorsque des pays sont toujours moins présents dans ces classements internationaux qualifiés d’élitistes, il y a la production d’autres classements à dimension nationale pour répondre aux défis locaux et surtout pour servir la compétitivité à un niveau moins exigeant que le rang mondial. Le classement Maghreb se situe à mi-chemin dans le sens où il est plus qu’un classement national (national-class) et moins qu’un classement international (world-class).
    - On reproche à ces classements d’ignorer l’intégration des lauréats, pourtant cruciale dans le choix des étudiants. Quelle est votre analyse?
    - Les objectifs et la finalité peuvent être variables. Il peut s’agir d’orienter les étudiants et les parents, stimuler la compétition, réussir la globalisation des établissements ou du système, aider à la prise de décision. Ensuite, vient l’objet où l’on définit les entités objet du classement: établissements, universités, centres de recherche, départements, etc.
    Après arrive une diversité de dimensions telles que la formation, l’accès à l’emploi, la recherche et l’innovation, le transfert de technologie... De nombreux classements intègrent le critère de l’employabilité dont le Times Higher Education ou encore le célèbre Q-Stars. C’est pourquoi il est très important, de regarder l’objectif, la dimension et les indicateurs d’un classement avant d’interpréter ses résultats.


    Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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