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    Tanger-Tétouan
    L’année de toutes les incertitudes à l’université

    Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
    10.000 bacheliers attendus à la rentrée de septembre
    Plusieurs filières adossées à l’automobile et à TangerMed

    C’EST une année bien particulière que celle que l’Université Abdelmalek Essaidi vient d’achever. Année particulière à plusieurs égards. La pression aux guichets n’a pas faibli, et elle devrait même s’accentuer. «Le nombre de bacheliers dans l’Académie de Tanger-Tétouan a triplé ces trois dernières années», constate Houdaifa Ameziane, président de l’Université Abdelmalek Essaidi. Résultat, les effectifs à l’université sont estimés à 46.000 étudiants, bien au-dessus de sa capacité d’accueil.
    L’université avait inscrit un peu plus de 8.000 nouveaux étudiants pour l’année qui s’achève. Pour la prochaine rentrée (2013/2014) de septembre, les responsables anticipent une augmentation d’au moins 25% des flux, soit au total 10.000 bacheliers attendus. Le président de l’université voit dans cet «engouement» le fruit de la diversification des filières, 176 au total dont près de 70% à orientation professionnalisante. Sauf que comme un peu partout au Maroc, des milliers des jeunes optent souvent pour la fac la plus proche par défaut et moins, par attractivité de l’offre de formation.Pour la rentrée prochaine, l’université intègrera dans son périmètre les bacheliers d’Ouezzane qui auparavant étaient aiguillés vers Kénitra. La faculté polydisciplinaire à Larache et l’Ecole nationale des sciences appliquées ont renforcé l’offre de formation de l’université, mais il n’est pas sûr que cela suffise à contenir les flots de nouveaux candidats, ni d’ailleurs, l’extension et la réhabilitation de plusieurs établissements.
    L’appel au maçon (extension des capacités d’accueil de 3.300 places depuis 2009) est certes crucial, mais il n’est pas suffisant si les ressources en encadrement pédagogique ne suivent cette croissance des effectifs. Croissance à laquelle sont par ailleurs confrontées aujourd’hui toutes les universités marocaines. Mécaniquement, ce déséquilibre (mais ce n’est pas le seul élément) entraîne une baisse des standards de qualité de l’enseignement. Il faut donc faire preuve d’imagination et parfois recourir au système «D». Face à la contraction des moyens, la réponse des responsables de l’université est de mutualiser les moyens, l’utilisation des locaux pédagogiques et l’optimisation des ressources humaines et la recherche. Cela voudrait dire, réussir une petite révolution des esprits peu enclins à travailler en équipe. Selon le président de l’université, le processus de restructuration a déjà été entamé à travers le regroupement des laboratoires et des équipes de recherche. Il vise à avoir des structures avec une taille importante pour assurer une certaine visibilité. Ainsi plus de 11 millions de dirhams ont été débloqués pour soutenir la recherche (crédits de fonctionnement et d’investissement).Dans la même foulée, le conseil de l’Université a décidé d’aménager quatre centres de recherche au sein de l’université dans le but de mutualiser les ressources et «fédérer les énergies».

    Coller au plus près des secteurs économiques

    L’UNIVERSITÉ a ouvert 13 filières pour coller aux activités montantes dans l’économie régionale. Sans surprise, la logistique et le transport maritime (TangerMed) et les spécialités liées à l’automobile (mécanique, mécatronique et électronique) occupent l’essentiel de la vitrine. L’offshoring, la pêche et l’aquaculture complètent cette offre rénovée. D’autres projets de filières sont proposés pour cette année notamment à la Faculté polydisciplinaire de Tétouan dans les programmes master (Finance islamique, Droit des affaires, métiers juridiques, Droit et information), à l’ENSA de Tétouan (Ingénierie en génie civil) et à l’École normale supérieure (licence professionnelle en langue et littérature hispanique).

    Ali ABJIOU

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