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Les Cahiers de l'Émergence

Masters, mastères… le marché seul juge de paix

Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
Le premier est un label national, le second un diplôme d’établissement
Certains organismes entretiennent la confusion dans leur communication
Bien s’informer avant de choisir entre les deux

La multitude des cursus de formation donne le tournis aux étudiants. Certaines institutions profitent de la confusion entre master et mastère pour aguicher les étudiants. Quitte à recourir à la publicité mensongère. Passé l’effet de la déception, les dégâts peuvent être irréparables. Outre la perte de temps, la facture est toujours salée. Quelles distinctions doit-on donc faire entre master et mastère? Que valent ces diplômes sur le marché du travail?
«L’utilisation du terme master fait référence à un diplôme national. Il s’inscrit dans la suite logique d’une licence et peut donner ainsi accès au doctorat dans le cadre du système LMD. Le terme master peut aussi être considéré comme un grade acquis pour des parcours bac+5, du type parcours grande école. Quant au mastère spécialisé, ce titre est utilisé par la Conférence des Grandes Ecoles en France comme label d’accréditation», explique Imad-Eddine Hatimi, directeur des accréditations à l’ESCA Ecole de Management. Au Maroc, le mastère est un diplôme dispensé par les écoles privées. Il est appelé ainsi pour se distinguer des masters préparés par les universités publics. Il est décroché après un cursus de deux semestres, mais n’a aucune équivalence avec le master, qui est une appellation protégée en attendant l’aboutissement du processus d’équivalence des diplômes.
Avant d’opter pour l’un ou l’autre, l’étudiant doit d’abord s’interroger sur ses propres motivations. «Il faut distinguer entre le master recherche et le master professionnel, même si cette différence tend à disparaître. Le premier a pour objectif de préparer à un parcours doctoral et une activité de recherche alors que le deuxième, même s’il peut donner accès à un doctorat, prépare plus généralement à l’intégration du monde du travail», conseille Imad-Eddine Hatimi. De plus, il est important de faire le distinguo entre le master suivi à temps plein (full-time) et celui suivi à temps partagé (part-time). Le master à temps partiel revêt un caractère plus professionnalisant étant donné le profil des participants qui disposent déjà d’une expérience professionnelle et qui sont plus à la recherche d’un enseignement pratique. Par contre, le master à temps plein réunit une population estudiantine qui découvre une spécialité via l’apprentissage de concepts théoriques et de leur application dans le cadre d’un cours ou d’un stage. Par conséquent, le choix d’une option est fonction des objectifs personnels, académiques (études doctorales) ou professionnels de l’étudiant (accès à l’emploi). «L’étudiant qui souhaite se lancer dans des études doctorales doit vérifier si le diplôme est accrédité et ce, aussi bien pour un établissement public que privé», précise Hatimi. Pour ce faire, il suffit de contacter le ministère de l’Enseignement supérieur.
Quant au troisième cas (accès au marché du travail), l’étudiant doit s’enquérir sur l’autorisation accordée par le ministère, mais aussi auprès des entreprises pour s’informer sur la valeur réelle de la formation envisagée. Une autre piste consiste à vérifier la valeur d’un master au niveau de la classification de certains organismes tels que Eduniversal (www.best-masters.com).  Parmi les critères d’évaluation d’un master, le taux et le délai de placement, son impact sur la carrière des participants (postes et rémunération), le profil des participants au programme (cadres ou étudiants) et des enseignants. Certaines écoles offrent pendant le cursus des connexions à l’international avec des établissements étrangers. Ce qui renforce l’ouverture des étudiants et leur vision globale de l’entreprise et ses pratiques managériales. Ce qui ne veut pas dire que le diplôme soit pour autant reconnu à l’étranger ni au Maroc.
Autre distinction à faire, l’établissement qui délivre le diplôme. Le master préparé par les universités remplace le Diplôme des études supérieures approfondies (DESA) et le Diplôme des études supérieures spécialisées (DESS).
Il s’agit d’un diplôme national, reconnu par l’administration pour le recrutement à l’échelle 11 ou pour l’avancement des fonctionnaires de l’échelle 10 à 11.

Devoir de régulation

La publicité mensongère sévit dans le domaine de l’enseignement supérieur faute d’un décret sanctionnant les dérives comme c’est le cas du cycle primaire et supérieur. La loi sur la protection du consommateur se révèle insuffisante pour mettre fin à l’anarchie dans le secteur de l’enseignement supérieur. «Le gouvernement devrait plutôt autoriser des filières et non des établissements», recommande un responsable du ministère de l’Education. Mais pour l’heure, aucune école privée n’est accréditée.
Dans les deux premiers cycles de l’enseignement, la loi oblige les écoles à afficher de manière visible le numéro de l’autorisation ministérielle, les tarifs appliqués, les services rendus, la liste des filières, les diplômes attribués, le tout portant le cachet de l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF). Pourtant, cette disposition n’est pas toujours respectée.

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Double diplômation

La valeur d’une formation se mesure à l’aune de l’intégration au marché du travail. Et le diplôme n’est pas toujours le sésame pour décrocher un emploi. Quel que soit le diplôme, le marché est seul juge de paix. «Nous appréhendons toujours la double diplômation avec beaucoup de précautions car les lauréats n’ont pas forcément les compétences induites par une formation. Pour moi, le diplôme vient en deuxième position par rapport aux exigences d’un poste», précise Souad Zandy, consultante à Experis. Les écoles privées ne sont pas toujours regardantes quant au profil des étudiants qu’elles accueillent.

 

Hassan EL ARIF

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