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    Baccalauréat
    Les mentions «très bien», carburant du chômage?

    Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
    Les établissements augmentent les minimas de la présélection
    Faculté de médecine 16, Ecole nationale d’architecture, 17,25…

    Une fois l’euphorie de la réussite passée, les bacheliers doivent faire face à la rude réalité: ceux qui n’ont pas de mention très bien risquent de se retrouver dans les facs d’économie, de droit ou de lettres, car moins sélectives

    QUE peut faire un bachelier qui a réussi sans obtenir de note «excellente»? Les seuils d’accessibilité aux établissements qui effectuent des présélections à l’entrée ne cessent d’augmenter. Ils atteignent des sommets, et cela soulève de sérieuses interrogations sur la valeur du bac. Leur diplôme en poche, ces bacheliers ont normalement leur sésame pour les facultés et les écoles, et les meilleurs peuvent logiquement accéder aux plus cotées. Sauf que depuis quelques années, cela coince. Le bac étant devenu «bradé», les écoles et les facultés marocaines les plus cotées surenchérissent dans un souci de sélectivité.
    Puisque les notes semblent être «gonflées» par un système de notation qui donne beaucoup d’importance aux notes obtenues durant les deux années du bac, et que cela permet d’atteindre des moyennes vertigineuses (un étudiant a obtenu la note de 19,28 en 2012!), les seuils de présélection des dossiers atteignent aussi des sommets jusque-là inégalés. L’année dernière, l’Ecole nationale d’architecture de Rabat (ENA) exigeait une moyenne minimale de 17,25. La faculté de médecine, les Ecoles nationales de commerce et de gestion (les ENCG),… exigeaient des moyennes qui flirtent avec le 16, soit une mention très bien. Les facultés des sciences et techniques (FST), que l’on pouvait intégrer quelques années plutôt avec des moyennes très approximatives, s’alignent aussi sur les «valeurs du marché».
    Concomitamment, la qualité ne semble pas suivre l’envolée des notes. Aujourd’hui, certains élèves (et ils ne sont pas peu nombreux) sont littéralement poussés jusqu’au bac. Parmi eux, quelques-uns ne savent toujours pas faire une phrase correcte en français, même si cette langue est enseignée dès les premières années de scolarité. Conséquence: même les ingénieurs, qui jadis s’intégraient facilement sur le marché, découvrent le chômage.
    Ils peinent à trouver du travail pour la simple et unique raison  qu’ils ne savent pas mettre leur savoir-faire en valeur lors des entretiens… pour des problèmes de langue (le choix de cette problématique, lui, n’est pas aléatoire. Le chômage des ingénieurs est un réel phénomène qui semble prendre de plus en plus d’ampleur).


    Rime AIT EL HAJ

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