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Parlement

Nouzha Skalli: «Une conspiration contre les droits de la femme»

Par L'Economiste | Edition N°:4066 Le 03/07/2013 | Partager
Des lobbies bloquent les initiatives
Benkirane accusé de violence économique
Le plan d’action Ikram remis en cause

Nouzha Skalli, députée du PPS et ancienne ministre de la Famille

- L’Economiste: La proposition de loi s’attaque aux violences conjugales, souvent invérifiables. Qu’avez-vous prévu pour remédier à l’absence de preuves?
- Nouzha Skalli: Dans la version actuelle du code pénal, rien n’est prévu pour permettre au juge de vérifier l’acte des brutalités exercées dans le cadre familial. Par contre, notre proposition impose l’ouverture d’enquêtes au lieu de se baser uniquement sur les témoignages des voisins qui ne sont généralement pas pris en considération. Désormais, il faudra procéder à l’interrogatoire de tout l’entourage.
Parallèlement, le texte prévoit des mesures de prévention, à savoir l’écartement du conjoint du domicile conjugal en attendant la fin du procès. 
- Le texte condamne la violence économique. De quoi s’agit-il?
- La présence d’une seule femme au sein du gouvernement Benkirane est une violence économique. Elle remet en cause les compétences de la gent féminine. Il n’y a pas plus grande agression que celle-là.
Malheureusement, les promesses du chef du gouvernement de renforcer la présence féminine au gouvernement n’ont pas été tenues. Pire, dans ses discours, Benkirane n’évoque plus cette question. Les discriminations salariales sont aussi une forme de violence économique. A compétences égales, l’homme est toujours favorisé en touchant un salaire supérieur à celui de sa collègue femme.
- En 2010, vous aviez présenté un projet de loi destiné à lutter contre la violence basée sur le genre, mais il n’a jamais vu le jour. Comment expliquez-vous cela?
- Même au Parlement, nous avons des lobbies qui bloquent ce genre d’initiatives. C’est le cas du  protocole facultatif à la Cedaw adopté par le Conseil des ministres et le Conseil de gouvernement, mais qui attend encore l’aval des députés. Il y a une réelle conspiration contre les droits de la femme. Même l’agenda gouvernemental 2011-2015 pour l’égalité homme-femme a été «charcuté» et transformé en un plan d’action, baptisé Ikram et qui est plutôt un texte de compassion. Cet agenda a ainsi été vidé de sa vision première, à savoir la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes.


Propos recueillis par  Hajar BENEZHA

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