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Culture

Carton plein pour Timitar off

Par L'Economiste | Edition N°:4066 Le 03/07/2013 | Partager
Tables rondes, journée d’étude, ateliers… au programme
Les artistes-plasticiens animent les rues
Création de l’Union du Sud marocain des artistes-plasticiens (USMAP)

SI la programmation artistique de Timitar 2013 a attiré plus de 400.000 festivaliers, le volet «Timitar off» a aussi fait carton plein. Au programme, notamment, une table ronde avec pour thème «la Loi organique relative à l’officialisation de la langue amazighe et à la création du Conseil national des langues et de la culture marocaine». La nouvelle Constitution marocaine a reconnu la langue amazighe comme langue officielle et a instauré également la création du Conseil national des langues et de la culture marocaine. Or, la mise en œuvre de ces deux grands chantiers doit être régie par une loi organique qui définira le processus d’officialisation de cette langue et les modalités de création du conseil, mais elle tarde à voir le jour. C’est pour adopter une approche participative entre tous les acteurs concernés et se concerter autour du projet de loi qui sera présenté aux instances législatives que l’association Timitar a organisé cette rencontre animée par des juristes, des élus, des universitaires et des acteurs de la société civile.
Parallèlement, dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du Conseil régional Souss-Massa-Drâa concernant le secteur culturel, issue de sa stratégie de développement culturel, l’association SMD Culture a élaboré le projet de « la charte régionale de la culture » en collaboration avec un ensemble de chercheurs et acteurs de l’action culturelle de la région. L’objectif étant de mettre en place une plate-forme référentielle propice à la fédération de tous les intervenants dans le domaine culturel. L’association Timitar, le Conseil régional et l’association SMD Culture ont organisé cette journée avec l’optique d’enrichir davantage le projet de la charte à généraliser à l’échelle nationale. Dans la région, la situation de la culture laisse à désirer de par la pauvreté des infrastructures qui lui sont dédiées et aussi par le peu d’importance donné à la médiation culturelle. «Ce qui s’est fait à Agadir reste pauvre en raison même de la faible qualité des médiateurs et de la mauvaise conception des lieux de la culture. Si les idées sont souvent bonnes, leur accomplissement frappe par l’absence de passion et de discernement, explique Hassan Wahbi, universitaire, poète et acteur culturel. Or, il n’y a pas de culture sans les lieux d’identification des cultures»,  a-t-il ajouté n’hésitant pas à parler de coquilles vides, de structures sans ambitions pour désigner ce qui s’est créé à Agadir. Pour exemple, l’ancien projet du conservatoire pour lequel des millions ont été injectés et qui traîne depuis des années; le musée de la mémoire d’Agadir, insuffisant et scolaire ; le musée amazigh, sans activités régulières alors qu’il peut être un centre de consultation sur le patrimoine avec un cycle de conférence sur les cultures régionales, avec une collection permanente des peintres de la région à faire découvrir.
L’intervenant a aussi cité le cas du complexe Jamal Dora dont la salle de lecture est inhospitalière, la bibliothèque dérisoire et la salle polyvalente techniquement à revoir. Enfin, la salle de la Municipalité même après rénovation ne présente toujours pas les normes de salle de présentation vu qu’elle n’a pas fait l’objet d’une nouvelle structuration avec une salle montante en gradation en plusieurs niveaux pour en faire une référence dans la ville, un lieu pour combler les besoins réels. Ce qui aurait été une réponse idéale aux carences en salles. Et la liste n’est pas exhaustive. Le véritable frein est en réalité un problème de vision moderne car la gestion de la culture est une compétence et une qualification.
Côté art, artistes-plasticiens et musiciens ont animé plusieurs espaces de la ville d’Agadir et donner libre cours à de nouvelles formes d’expressions artistiques. La fusion de la musique avec les arts plastiques a donné naissance à un nouveau langage artistique que le public a découvert à travers des concerts de rue, des expositions de toiles d’artistes et des ateliers pour enfants. Ceux-ci ont d’ailleurs connu la participation des écoliers ainsi que des enfants de SOS Village et du centre de sauvegarde de l’enfance en situation difficile.

Défense des artistes

LA 10e édition du festival Timitar était aussi l’occasion pour les artistes de la région de créer l’association «Union du Sud marocain des artistes-plasticiens » (USMAP).  «Cette nouvelle structure a pour ambition d’unir tous les plasticiens de la région du Sud marocain d’Agadir à la frontière mauritanienne, qu’ils soient Marocains ou étrangers», explique Abdallah Aourik, artiste-plasticien. Notre ambition est d’œuvrer pour la création d’une école des Beaux-arts dont le Grand Sud a besoin pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études sur place au lieu de se rendre dans d’autres villes éloignées, a-t-il ajouté.  L’USMAP se fixe aussi comme objectifs de promouvoir les arts plastiques tout en défendant le droit professionnel des artistes-plasticiens. La création d’espaces adéquats pour abriter les expositions, de musées des Beaux-arts et du patrimoine artistique est une autre visée escomptée.Un comité provisoire a été constitué afin d’élaborer les statuts de l’USMAP et de convoquer l’ensemble des artistes-plasticiens pour une première assemblée générale en vue de constituer légalement son bureau exécutif. La rencontre pour la création de ce bureau se tiendra au courant du mois de Ramadan à Agadir.

 Fatiha NAKHLI

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