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Economie Internationale

L’Union africaine se bat pour «zéro famine» en 2025

Par L'Economiste | Edition N°:4066 Le 03/07/2013 | Partager
L’Organisation panafricaine adopte une déclaration à Addis-Abeba
L’importance des acteurs non étatiques dans la sécurité alimentaire reconnue
Djibouti, Ghana et Sao Tome et Principe: les meilleurs élèves

Les chefs d’Etat de l’Union africaine, réunis en début de semaine à Addis-Abeba, ont unanimement adopté une Déclaration pour mettre fin à la faim en Afrique d’ici à 2025. Appuyée notamment par des représentants d’organisations internationales dont la FAO, du secteur privé, de fermiers et de jeunes, l’UA a décidé, dans un premier temps, de promouvoir l’agriculture dite «durable», avec une protection sociale et des allocations ciblées pour les régions les plus pauvres. Le document reconnait aussi le rôle primordial des acteurs non étatiques pour assurer la sécurité alimentaire.
Pour en finir avec la famine, les pays d’Afrique se sont aussi engagés à accélérer la mise en œuvre de la Déclaration de Maputo, signée en juillet 2003, comme préconisé par le programme-cadre pour le développement de l’agriculture africaine.
Ces décisions devront encore être discutées par l’Assemblée de l’Union africaine, mais des progrès ont déjà été enregistrés. Nkosazana Dlamini-Zuma, président de la Commission de l’UA, explique que «10 des 54 Etats membres de l’Union on réussi à atteindre l’objectif commun d’allouer 10% des investissements publics à l’agriculture». Il cite le Burkina-Faso, l’Ethiopie, le Ghana, la Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger et le Sénégal, qui «ont déjà dépassé» cette marge.
Une liste de 10 bons élèves (l’Angola, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Burkina-Faso, la République du Congo, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Nigéria, le Sénégal et la Tanzanie) a aussi été citée pour avoir atteint l’objectif de croissance de la production agricole de 6%,.
11 autres pays africains sont distingués en atteignant les objectifs du millénaire pour le développement en matière de sécurité alimentaire, 3 ans avant le deadline. Ces pays, révélés le mois dernier à l’occasion de la 38e conférence de la FAO, sont l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Djibouti, le Ghana, le Malawi, le Niger, le Nigéria, Sao Tome et Principe et le Togo. Mais les trois premiers de la classe sont incontestablement le Djibouti, le Ghana et Sao Tome, qui ont réussi à dépasser les objectif du programme du Sommet de la sécurité alimentaire mondiale de 1996, à savoir réduire la faim à plus de 50%.
Lula Da Silva, ex-président brésilien, a insisté sur l’importance de l’engagement de l’Etat pour venir à bout de la famine. «Ces personnes qui ont faim ne sont pas réunies dans des organisations. Elles ne sont pas affiliées à des unions, elles n’ont pas la force de manifester, ni même celle de dire qu’elles ont faim», rappelle-t-il. Ainsi, si l’Etat n’assume pas lui-même ses responsabilités, en allant vers cette cible et en lui allouant les budgets nécessaires, «le problème de la faim ne sera réglé ni d’ici à 2025, ni plus tard».
Le but suprême de ces meetings et des stratégies qui en découlent est de répondre au Challenge Zéro Famine lancé en 2012 par Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU. Pour ce faire, la FAO s’est dite «prête à épauler les pays africains». Pour autant, et avec un peu de cynisme, cet objectif parait irréalisable, tellement le continent avance avec nonchalance dans ses réalisations, miné par les guerres, l’analphabétisme, les luttes pour le pouvoir, et bien d’autres fléaux encore.

Feuille de route

2014 a été déclarée «année de l’agriculture». Tous les 3 ans, les pays de l’Union africaine qui auront fait des progrès notables en la matière se verront décerner une récompense durant le Sommet de l’UA. L’Afrique mettra aussi l’accent sur le «Family Farming» (littéralement : agriculture familiale), qui joue un rôle très important dans la sécurité alimentaire du continent.

Rime AIT EL HAJ

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