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Politique

Langue amazighe
La loi organique très attendue

Par L'Economiste | Edition N°:4065 Le 02/07/2013 | Partager
Pour Boukouss, une réelle volonté politique est nécessaire pour passer à la vitesse supérieure
Seulement 600.000 élèves bénéficient des cours en amazighe
Les chaînes TV ne respectent pas les cahiers des charges

Ahmed Boukouss, recteur de l’Ircam, a déploré qu’une «grande partie des diplômés des filières universitaires amazighes soient au chômage, au moment où le besoin est énorme dans les domaines de l’enseignement, des médias, mais aussi de la traduction»

Deux ans après l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, la question de l’effectivité du caractère officiel de la langue amazighe continue de susciter les débats. Car, «l’article 5 de la loi fondamentale fait l’objet de différentes interprétations. Or, nous devons uniformiser les concepts pour pouvoir évoluer», a souligné Ahmed Boukouss, recteur de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), lors du Forum de la MAP, organisé hier à Rabat. Celui-ci a insisté sur «la dimension commune accordée par la Constitution à la langue amazighe, qui coupe avec la logique régionale ou de minorité». Aujourd’hui, la mise en œuvre du caractère officiel de cette langue est liée à l’élaboration d’une loi organique très attendue. Mais pour Boukouss, «l’amazighe est prête à jouer son rôle, que ce soit dans l’enseignement, les administrations…». Il a rappelé que le Maroc a démarré ce chantier depuis une dizaine d’années, suite au discours royal d’Ajdir, qui avait appelé à la mise à niveau de la langue amazighe. Il a fait savoir que l’Institut a mis en place des ouvrages de référence, notamment une grammaire référentielle, un dictionnaire et des lexiques spécialisés. Cela concerne la terminologie administrative, mais également dans les médias et l’enseignement. Pour ce dernier volet, plusieurs écoles dispensent des cours en amazighe depuis quelques années. Néanmoins, «cela ne concerne que 600.000 élèves. Ce qui reste encore loin des espérances», a déploré le recteur de l’ Ircam. Côté ressources humaines, le ministère de l’Education nationale a mobilisé 5.000 enseignants, «dont seulement 5% sont spécialisés dans cette langue», est-il indiqué. Boukouss a également pointé la faiblesse de la formation continue de ces enseignants. Un problème que pourra résoudre la mise en place de filières en langue et culture amazighes dans certaines universités, comme à Agadir et Oujda. Près de 2.500 étudiants sont diplômés de ces établissements. Sauf «qu’une grande partie d’entre eux sont actuellement au chômage, au moment où nous constatons un énorme déficit en ressources humaines dans les domaines de l’enseignement, des médias, mais aussi de la traduction», a noté Boukouss. Il a également critiqué le non-respect des cahiers des charges de la part des chaînes publiques. Surtout que les nouveaux cahiers prévoient la diffusion de 20 à 30% des émissions en amazighe. Or, «nous ne sommes pas encore arrivés à 5% de la grille des programmes», a-t-il déploré. Dans le même registre, la députée MP Fatima Diif a fait savoir que son parti «a préparé une proposition de loi visant le changement du nom de la MAP: l’Agence marocaine remplacera Maghreb arabe presse, afin de coller aux dispositions constitutionnelles».
Globalement, Ahmed Boukouss a insisté sur la nécessité d’une «réelle volonté politique pour mettre en place les lois organiques, relatives à la consécration du caractère officiel de la langue amazighe, et de la mise en place du Conseil national des langues». Cela relève de «la responsabilité de tous les intervenants, à commencer par l’ Ircam», a-t-il noté. Aujourd’hui, certains partis politiques ont mis sur la table des propositions de loi dans ce sens. Toutefois, il est important «d’aboutir à un consensus concernant les dispositions de ces textes, afin d’éviter que des confrontations marginales ne freinent l’avancement de ce chantier», a souligné le recteur de l’ Ircam. Il a rappelé que certaines institutions ne se sont pas inscrites dans une situation d’attentisme, et ont pris l’initiative d’introduire la langue amazighe, notamment dans leurs dénominations, qui sont également écrites en Tifinagh. Cependant, il est à rappeler que les questions liées à la consécration du caractère officiel de l’amazighe ont souvent suscité la polémique au sein du Parlement. C’est notamment le cas du refus de l’inscription de certains prénoms amazighs sur la liste de l’état civil. Boukouss a considéré qu’il s’agit «d’une violation des droits de l’homme qui sera réglée avec l’entrée en vigueur de la loi organique, qui prévoit des dispositions dans ce sens». Surtout qu’au-delà des confrontations politiciennes, pratiquement tous les partis ont connu une évolution positive concernant l’importance de la langue amazighe, est-il indiqué. Cela est surtout lié à «un pragmatisme politique», a affirmé le recteur de l’ Ircam.

Phase transitoire

En attendant la création du Conseil national des langues, l’ Ircam traverse actuellement une période transitoire, après la fin du mandat de son conseil d’administration. Aujourd’hui, «l’Institut passe d’un domaine de souveraineté à celui relevant du pouvoir exécutif. Donc, la question du renouvellement des membres du conseil d’administration sera entre les mains du chef du gouvernement», a-t-il expliqué. Il a assuré que «le programme gouvernemental a prévu le renforcement de la place de l’Institut, parallèlement aux aménagements qui seront introduits avec la création du Conseil national des langues». 

M. A. M.

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