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    Economie Internationale

    Banque mondiale: «La région Mena n’est pas en très bonne santé»

    Par L'Economiste | Edition N°:4065 Le 02/07/2013 | Partager
    Un budget de 8% du PIB, contre 17% pour les pays de l’OCDE
    Obésité, dépression chez les femmes, tabagisme chez les hommes: des questions sociétales

    Le rapport de la Banque mondial sera présenté le 3 juillet à Casablanca par le directeur sectoriel de la santé dans la région Mena. Ce sera l’occasion de revenir sur les spécificités du système de santé du Maroc, et des pistes d’amélioration adéquates

    LA santé dans la région Moyen-Orient-Afrique du Nord affiche des scores très en deçà de la moyenne mondiale. Le rapport de la Banque mondiale (BM), intitulé «œuvrer pour l’équité et la responsabilité financières des systèmes de santé» dans la région Mena fait état d’un investissement moyen de 8% en parts de PIB, contre 17% pour les pays de l’OCDE. Selon les statistiques de «L’année stratégique 2013», ce budget ne dépasse pas les 4,2% du PIB en Algérie, 5,2% au Maroc et au Yémen, 6,2% en Tunisie, et 8% en Jordanie.
    Le rapport de la BM explique que ce sont les ménages qui prennent en charge le différentiel, qui peut aller jusqu’à 40% des dépenses de santé, tandis que cet écart n’est que de 14% dans les pays de l’OCDE. De fait, nombreux sont ceux qui retardent leurs traitements médicaux, quand ils n’y renoncent pas. Concomitamment, la région Mena assiste à une recrudescence des décès et des handicaps dus à des maladies non transmissibles (MNT). Parmi les plus graves lacunes des systèmes de santé dans la région, les spécialistes de la Banque mondiale soulignent les accidents, en tant que cause importante de décès.
    En 2010, ce sont 73.500 personnes qui ont péri dans les routes (soit l’équivalent approximatif d’un an et demi de guerre en Syrie). En l’occurrence, l’état des routes n’est pas en cause. La rapidité de l’arrivée des urgentistes et la qualité des soins prodigués aux blessés ne sont pas sans importance.
    A noter que l’augmentation des budgets santé n’est pas suffisante, face aux nombreux problèmes que connaît ce secteur. Il faut aussi «une révision fondamentale des valeurs et des principes qui régissent les systèmes de santé et des cadres institutionnels». Certaines problématiques sont autant sanitaires que sociétales. Ainsi, l’obésité est aussi mise en relief dans ce rapport, puisque 6 pays arabes (à savoir l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et le Koweït) sont parmi les 20 pays du monde qui comptent le plus grand nombre d’obèses. De même, la dépression est une cause majeure de morbidité féminine, tandis que le tabagisme est un «sérieux facteur à risque» pour les hommes.
    C’est dans ce contexte que la Banque mondiale a décidé de s’engager avec chacun des pays de la région Mena pour bâtir un système de santé «équitable et responsable», qui «coûte moins aux ménages, mais aussi aux Etats».
    Aaka Pande, économiste de la santé et co-auteur de ce rapport, explique que la stratégie de la BM consiste à «réorienter les systèmes pour qu’ils ne se limitent pas à traiter les pathologies, mais qu’ils s’attachent aussi à préserver et à promouvoir la santé», pour que les populations puissent vivre plus longtemps et en meilleure santé.

     

    Rime AIT EL HAJ

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