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    Economie Internationale

    Ralentissement de la croissance chinoise

    Par L'Economiste | Edition N°:4065 Le 02/07/2013 | Partager
    La plus forte contraction de la production manufacturière depuis 9 mois
    Les autorités de Pékin jouent la carte de l’apaisement

    L’objectif du gouvernement chinois est revu à la baisse. Il s’aligne finalement sur les prévisions du FMI (7,5%) confirmant la tendance baissière de la croissance du pays depuis 2010

    LES analystes l’avaient prévu, HSBC l’a confirmé. Dans un indicateur révisé, publié lundi 1er juillet, la banque britannique affirme que «la Chine a enregistré en juin sa plus forte contraction de la production manufacturière depuis neuf mois». En 2012, la croissance économique en Chine est retombée à 7,7 % en rythme annuel, après un léger rebond à 7,9% au quatrième trimestre 2012. L’an dernier, la Chine a connu sa plus faible croissance en treize ans, à 7,8%. Pékin a arrêté pour 2013 un objectif de croissance de 7,5 %, au même niveau que l’an passé.
    L’indice PMI (Purchasing Managers Index, il indique en somme la confiance des directeurs d’achats), publié par la banque, est tombé à 48,2 en juin contre 49,2 en mai. C’est moins encore que les 48,3 avancés par l’indice préliminaire publié en juin.
    Depuis environ trois semaines, une pénurie de liquidités sur le marché interbancaire a provoqué une envolée des taux à court terme, mettant en péril la capacité des banques à se financer et à accorder des prêts. Le Shibor (taux interbancaire), dont le niveau fluctuait principalement autour de 2,5% depuis janvier, est passé rapidement à 7% lors de la deuxième semaine du mois de juin et a atteint un record historique de 13,44% 15 jours après. La Bourse de Shanghai a ainsi clôturé mardi dernier son plus bas niveau depuis la crise financière de 2009. Les informations officielles ont suggéré ultérieurement un risque de cessation de paiement de certaines banques dont les noms ne sont pas communiqués, la banque centrale ayant confirmé son aide apportée à ces établissements. Surgissant dans un contexte d’endettement trop élevé de l’économie chinoise (200% du PIB), cette crise de liquidités soulève des interrogations sur la solidité du système financier et sur les risques d’une crise financière en Chine.
    Une hypothèse totalement écartée par Pékin. Tout en assurant que «le système bancaire chinois est stable», la banque centrale chinoise affirme qu’elle «agirait pour ajuster le niveau global des liquidités». 
    La commission de régulation bancaire indique même que «ces jours-ci le problème du resserrement de liquidités a commencé à se réduire». Et d’ajouter: «Cette situation n’affectera pas le cadre général de stabilité des opérations dans le secteur bancaire national». Les réserves des instituts bancaires chinois affichaient à la fin du mois un excédent de 1.500 milliards de yuans (187,76 milliards d’euros).

     

    Abdessamad NAIMI

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