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Fruits rouges: Le Maroc monte en gamme

Par L'Economiste | Edition N°:4065 Le 02/07/2013 | Partager
Deux grands projets de myrtilles lancés dans le nord
Une culture à forte valeur ajoutée destinée à l’export

Les myrtilles peuvent être consommées fraîches ou utilisées en pâtisserie. La tarte aux myrtilles est un dessert de saison traditionnel dans les régions montagneuses d’Europe. Le muffin aux myrtilles est un classique de la pâtisserie américaine. Les myrtilles peuvent également être utilisées pour faire des confitures, des sirops, des sorbets, des tisanes, des liqueurs ou des vins

Des projets à la fois innovants et à forte valeur ajoutée. La région du Loukkos, leader dans la culture de la fraise, est en phase de renforcer la production des fruits rouges. Deux grands projets de développement de myrtilles viennent d’être lancés dans la région.
Fait marquant, ces projets qui relèvent du partenariat public-privé autour des terres de l’Etat sont initiés par des investisseurs australiens et britanniques dans l’objectif d’exporter vers l’Union européenne. Ils associent également un grand nombre de petits agriculteurs dans le cadre de l’agrégation. Introduite au Maroc en 2007, les myrtilles ont vite suscité l’intérêt des petits producteurs malgré l’importance du coût de l’investissement et la mainmise des multinationales sur le matériel végétal. Les royalties réclamées par les obtenteurs ayant toujours découragé les agriculteurs. Mais avec l’implication d’investisseurs de taille mondiale, le handicap a été levé.     
Le premier projet, réalisé par la société Atlantic Blue Beries, porte actuellement sur une superficie de 22 ha extensible à terme à 400 dont la moitié relevant d’une cinquantaine d’agrégés. L’objectif est de produire 3.000 tonnes de myrtilles à l’horizon 2020. Avec à la clé la création de 300.000 journées de travail par an. L’investissement est évalué à 60 millions de DH.
Ce projet a démarré en 2012 par l’installation de 18 ha de myrtilles et son équipement par le système d’irrigation localisée combinant les fertilisants. Et la  première récolte est prévue pour février 2014. Le second projet est réalisé par la société African Blue sur une superficie de 28 ha plantés en mai 2013 et la production est prévue en janvier 2015.
Mais la société est déjà présente dans la région avec des plantations de 150 ha de myrtilles dont 33 sous forme d’agrégation. Pour le moment, la superficie productive qui est de l’ordre de 106 ha a permis la production de 1.000 tonnes de baies dont 900 ont été exportées. Ce qui a dégagé un chiffre d’affaires de 90 millions de DH. Cette superficie sera portée à 400 ha dès l’année 2018 également avec le concours des agrégés: 300 ha.

La fraise réalise un chiffre

d’affaires de 1,5 milliard de

DH dont 90% à l’export.

L’activité génère aussi
3 millions de journées de
travail sur une période de

9 mois que dure la campagne

Actuellement, la surface globale des myrtilles s’élève à 280 ha et réalise une production de 1.700 tonnes dont l’essentiel est exporté. De manière générale, la production des fruits rouges a démarré au Maroc en 1985 avec la culture de la fraise. Concentrée à hauteur de 75% dans la région du Loukkos, cette culture a été favorisée par divers facteurs en particulier la proximité de l’Europe et la disponibilité de l’eau et d’une main-d’œuvre compétitive.
De fait, le secteur de la fraise a été développé par des entreprises européennes qui se sont installées dans la région. Avec à la clé le transfert d’itinéraires techniques performants. De 750 hectares en 1995, la superficie est passée à 3.150 en 2012. Parallèlement, la production a atteint 130.000 tonnes l’année passée. Cette production qui est assurée par 300 exploitations est exportée à raison de 25% à l’état frais et à 50% en surgelé. Le reste étant consommé par le marché local.    
Globalement, le chiffre d’affaires réalisé par la fraise est de l’ordre de 1,5 milliard de DH dont 90% à l’export. L’activité génère aussi 3 millions de journées de travail sur une période de 9 mois que dure la campagne.
A noter que la quasi-totalité des exportations de la fraise sont certifiées Eurepgap et que la majorité des stations de conditionnement et unités de surgélation sont certifiées HACCP. De ce fait, elles répondent aux normes techniques des marchés européens et américains. Cette culture a induit la mise en place d’une infrastructure de conditionnement dans la zone qui comporte une vingtaine d’unités d’emballages et de congélation. La production industrielle offre pendant la durée de récolte 1 million de journées de travail, soit, avec la production agricole, l’équivalent de 15.000 emplois permanents.
Avec la framboise et tout récemment la myrtille, la filière des fruits rouges est promise à un développement accéléré.


A. G.

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