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Analyse

CNSS
La masse salariale frôle les 100 milliards de DH

Par L'Economiste | Edition N°:4065 Le 02/07/2013 | Partager
Le salaire moyen augmente
2,8 milliards de dirhams de masse salariale régularisée en 2012

Plus de cinq salariés sur dix perçoivent un salaire mensuel moyen supérieur au smig. Ceux qui émargent à plus de 6.000 dirhams représentent 12% de la population déclarée à la CNSS

Il a 37 ans, il gagne 4.638 dirhams par mois et il est déclaré plus de 8 mois par an… C’est le profil «moyen» d’un salarié inscrit sur le registre de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) en 2012.
Même si la situation économique était assez morose sous l’effet de la crise économique internationale, les entreprises ont augmenté les salaires. En tout cas, la rétribution moyenne déclarée à la CNSS s’est améliorée de 3% dépassant quelque peu le niveau de l’inflation dont le taux a été maitrisé aux alentours de 2%. Mais le niveau de l’inflation est-il réellement absorbé par la légère hausse des salaires? Dans la réalité, les produits les plus consommés ont flambé dans des proportions dépassant de loin le taux de l’inflation mesurée (cf.  L’Economiste n° 4064 du 1er juillet 2013). Dans le régime général, le salaire moyen s’est établi à 4.773 dirhams contre 1.902 dirhams dans le secteur agricole où les niveaux de rétribution sont moins importants. L’analyse du rapport démographique 2012 de la CNSS relève que 57% des salariés gagnent plus que le smig, 36% touchent entre 1.648 et 4.000 dirhams, et  6% sont à plus de 10.000.
A côté de cette amélioration des salaires, 2012 s’est aussi caractérisée par la hausse des effectifs déclarés : 2,71 millions de salariés contre 2,54 millions en 2011, soit une augmentation de 6,7%. La masse salariale a même frôlé les 100 milliards de dirhams! Elle s’est établie à 99,9 milliards de dirhams en 2012 contre 89,9 milliards une année plus tôt enregistrant ainsi un accroissement de près de 10%.
Mais l’activité des entreprises reste dominée par le travail saisonnier et dépend des commandes adressées par l’étranger. D’ailleurs, la photographie fournie par les statistiques de la CNSS rend compte d’un recul d’un point par rapport à 2011 du nombre de salariés déclarés toute l’année : Ils sont 46% sur une population de 2,71 millions de personnes. Autrement dit, près d’un salarié sur deux est déclaré moins de 12 mois. Sans oublier qu’une part importante de la population active occupée échappe toujours à la sécurité sociale. La répartition des actifs  par secteur d’activité montre que les industries manufacturières sont en tête de classement. Elles emploient 21% des salariés dont 32% des femmes actives. Ces industries ont donc enregistré une baisse d’un point des effectifs comparativement à 2011. Ce qui rejoint ainsi les chiffres du Haut commissariat au plan (HCP) sur les pertes d’emplois. L’industrie (y compris l’artisanat) a perdu 28.000 postes en 2012, soit une baisse de 2,2% de l’emploi du secteur.
Avec 17% des salariés déclarés, les BTP viennent en deuxième position marquant ainsi une stabilité des effectifs par rapport à 2011. Ceci même si les statistiques du HCP font état d’une baisse de 2% de l’emploi dans ce secteur.  Le commerce ainsi que l’immobilier, location et services aux entreprises emploient respectivement 16% et 15% des actifs. Les postes de travail créés par les services, 111.000 selon le HCP, ne se reflètent pas au niveau des statistiques de la CNSS puisque l’essentiel d’entre eux relève de l’informel.  Un phénomène qui pénalise les entreprises transparentes. L’année dernière, 14 zones où l’informel est jugé prépondérant ont été particulièrement ciblées par les équipes de la CNSS. Les activités concernées sont les BTP, l’agriculture et le commerce. A Fès Boulemane, ces opérations ont permis de régulariser 39 millions de dirhams de masse salariale et plus de 10 millions de dirhams de cotisations.  Au total, l’année dernière les contrôles et inspections de la CNSS se sont soldés par la régularisation de 2,8 milliards de dirhams de masse salariale ainsi que la situation de 95.976 salariés. Dans le détail, 23.136 personnes ont été régularisée dans l’intérim,  gardiennage et nettoyage. Viennent l’industrie (18.906 personnes) et les BTP (16.688).

K. M. 

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