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    Politique Internationale

    L’Egypte déchirée entre les pro et les anti-Morsi

    Par L'Economiste | Edition N°:4064 Le 01/07/2013 | Partager
    Un an après son élection, le président peine à rassembler
    Ses détracteurs réclament une présidentielle anticipée
    Le pays craint le chaos

    C’était une journée sous très haute tension hier dimanche en Egypte. Les «dégage» ont retenti dès les premières heures au Caire. Les détracteurs du président Mohamed Morsi se sont rassemblés en masse sur la place Tahrir pour réclamer son départ, le jour du premier anniversaire de son accession au pouvoir. D’autres avaient prévu de se diriger vers le palais présidentiel situé au quartier Héliopolis dans la capitale, pour manifester. Des rassemblements hostiles au président étaient également prévus dans les provinces. Les pro-Morsi, pour leur part, étaient en sit-in depuis vendredi dans le quartier de Nasr City, près de celui d’Héliopolis, pour défendre la légitimité du premier président civil et islamiste, démocratiquement élu en 2012. Ces mobilisations ont fait craindre de nouvelles violences dans le pays, alors que de mercredi à samedi, quelque 8 personnes ont trouvé la mort dans des heurts en Alexandrie et dans les provinces du Delta du Nil, entre les pour et les contre. Le pays tout entier était en alerte. La police et l’armée se sont déployées en force en vue de protéger les établissements vitaux du pays et faire face à tout dérapage. Le canal de Suez a été placé sous haute sécurité.  C’est le mouvement Tamarrod (rébellion) qui a été à l’origine des appels à manifester, récupérés par la suite par l’opposition. Le mouvement revendique 22 millions de signatures pour une pétition réclamant une présidentielle anticipée. Mais pour le camp présidentiel, cette pétition n’a pas de valeur constitutionnelle. Le président, lui, affirme vouloir rester jusqu’à la fin de son mandat en juin 2016.  Hier matin, l’on s’attendait au pire. Plusieurs pays ont diffusé des consignes de prudence à leurs ressortissants. Aux Etats-Unis, le département d’Etat a annoncé le départ d’une partie de son personnel diplomatique, et conseillé aux Américains de différer leur voyage en Egypte.

    «Le président de tous les Egyptiens»

    Depuis son élection en juin 2012, Mohamed Morsi se dit le président de tous les Egyptiens et le garant des valeurs démocratiques réclamées par la révolte qui a fait tomber son prédécesseur, Hosni Moubarak. Mais depuis, le premier président égyptien démocratiquement élu ne cesse de provoquer la scission, à la fois sur son action et sa personnalité. Une situation qui pourrait «menacer l’expérience démocratique du pays», selon ses propres mots. Islamiste avide de pouvoir par les uns, sauveur de la nation pour les autres, Morsi enchaîne les crises depuis son élection. Vague de violences, heurts meurtriers, contestations,… pourra-t-il finir son mandat jusqu’en 2016?

    A. NA

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