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    Economie

    Transport de marchandises
    Rabbah veut rétablir la confiance avec les investisseurs

    Par L'Economiste | Edition N°:4064 Le 01/07/2013 | Partager
    Marché fragmenté et concurrence déloyale tuent l’avenir
    Le mythe de la «préférence nationale» est à bannir

    La libéralisation du transport de marchandises, entreprise en 2003, a montré ses limites. L’invitation de la Chambre de commerce suisse au Maroc a été l’occasion pour Aziz Rabbah de réitérer ses engagements pour mettre en confiance les investisseurs

    «Qu’il se nomme Mohamed ou Jacques, l’investisseur est considéré comme national du moment qu’il participe à la création des richesses». Ces termes qui se veulent «universalistes» et qui tranchent avec l’idéologie de la préférence nationale sont ceux d’Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement et du Transport. Face à un parterre d’hommes d’affaires et de représentants de la Chambre de commerce suisse au Maroc, le ministre a plaidé, le 27 juin à Casablanca, pour rétablir la confiance avec les investisseurs dans un secteur gangrené par l’informel, l’insécurité routière, la vétusté du parc…
    Mais il y a de quoi faire saliver les investisseurs en ces temps de crise. Programme autoroutier, rocade méditerranéenne, routes rurales… Le ministre PJDiste s’est attelé à énumérer les grands chantiers. La réglementation est ainsi considérée comme prioritaire, notamment en matière de marchés publics, d’agréments de transport et de sécurité routière. «Certes, beaucoup de contraintes subsistent mais il est du ressort des autorités publiques de mettre en avant les garanties nécessaires pour pérenniser le secteur».
    Le transport routier, qui représente 75% du fret national, à l’instar d’autres secteurs (BTP, sidérurgie…) n’est pas à l’abri de la concurrence étrangère, qui pèsera tôt ou tard de tout son poids.  Sans oublier la concurrence de l’informel, 40% du marché,  et qui constitue pour les opérateurs structurés une concurrence déloyale. Ensuite, la forte fragmentation des opérateurs, se reflétant via la domination des TPE et PME. Cette configuration ne devrait-elle pas encourager un regroupement des petits opérateurs pour une plus grande force de frappe ? La flotte  par entreprise représente en moyenne 3 à 5 camions.
    Quant au transport maritime, qui assure plus de 95% du transport des échanges extérieurs, il se heurte au surcoût ainsi qu’à son mode d’organisation sclérosé, qui pénalise sa productivité. Le coût de la traversée du détroit de Gibraltar avoisine 500 euros, soit deux à trois fois plus cher comparativement au coût des distances de traversée comparables.
    Le transport ferroviaire, lui, se caractérise par une faible couverture du territoire national. En outre, l’accroissement des activités dans le port de TangerMed serait en mesure d’accentuer la pression. D’où l’urgence de renforcer le réseau afin qu’il puisse capter, selon les prévisions du ministère, entre 30 et 35% du trafic provenant du Nord.
    Tous en étant négatives, ces données peuvent servir de catalyseur pour des investisseurs prudents mais téméraires. A condition que la résistance rétrograde de certains syndicats  ne noie pas une réforme décisive pour la survie du secteur et de ses fleurons les plus méritants.


    Abdessamad NAIMI

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