Economie

Sécurité sanitaire
Le Maroc vise les normes européennes

Par | Edition N°:4063 Le 28/06/2013 | Partager
Objectif : Ouvrir la porte aux exportations =
Une exigence pour le statut avancé avec l’UE

L’interdiction d’exportation de viandes rouges vers l’Union européenne est un handicap pour les professionnels. Cependant, le Maroc ne dispose pas d’une capacité de production suffisante pour exporter. S’y ajoute le manque d’abattoirs conformes aux normes (un seul au Maroc)

Les différentes crises sanitaires d’origine animale comme la vache folle ou la grippe aviaire ont permis d’apporter des changements fondamentaux à la réglementation  internationale en matière de santé animale et de sécurité sanitaire des produits animaux.  Des concepts fondamentaux en matière de management de la sécurité sanitaire le long de toute la chaîne alimentaire ont été généralisés. Après tous ces changements, le Maroc vient de sortir de sa léthargie en rédigeant un avant-projet de loi dans ce sens. Le texte regroupe des mesures relatives à la santé animale, au bien-être des animaux et à l’inspection sanitaire vétérinaire des produits alimentaires d’origine animale, des aliments pour animaux et des sous-produits animaux. En fait, ce changement découle surtout des exigences des pays partenaires, surtout l’Union européenne (statut avancé). L’accord d’association entre le Maroc et l’UE qui est entré en vigueur depuis 2006 incite le Royaume à mettre en conformité sa réglementation pour pouvoir développer ses échanges commerciaux avec les pays de la zone. Dans ce sens, un projet de jumelage a été signé entre les deux parties pour un rapprochement de la réglementation en matière sanitaire vétérinaire et phytosanitaire. Deux aspects sont mis en exergue : le renforcement des structures du contrôle sanitaire et phytosanitaire et l’amélioration du fonctionnement des laboratoires d’analyses. Pour rappel, actuellement, le Maroc ne peut pas exporter ses viandes rouges vers l’UE.
Pour remédier à cette situation, ce projet de loi est prioritaire  dans le cadre du programme «Réussir le statut avancé I». Il doit être promulgué avant septembre 2013.  Suite à cela, les entreprises marocaines seront en mesure d’honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs partenaires en respectant les exigences sanitaires et qualitatives. Il constitue également un instrument indispensable pour prévenir efficacement les foyers  d’intoxications alimentaires collectives dont l’accroissement constitue un obstacle non négligeable au développement du tourisme au Maroc.
Dans le détail, le projet de loi a pour objet de prendre en compte tous les aspects et les exigences liés aux productions animales depuis l’animal vivant jusqu’aux denrées d’origine animale. Le législateur inclut également des mécanismes facilitant la traçabilité et le rappel des produits animaux lorsque ceux-ci sont jugés non conformes ou dangereux.


IL.B.

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