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Régions

Logistique: Le Maroc en retard de 5 points de PIB

Par L'Economiste | Edition N°:4062 Le 27/06/2013 | Partager
L’Institut de Taourirt, un maillon de plus dans l’offre de l’OFPPT
Une formation obligatoire pour 140.000 conducteurs de poids lourds et transport en commun
Le taux d’insertion de l’Office varie entre 75 et 100%

Pour Larbi Bencheikh, DG de l’OFPPT, les nouveaux instituts de l’Office assurent un large éventail de formations, mises en place de manière concertée avec les professionnels du secteur

L’enjeu est de taille pour les formations professionnelles ciblant des secteurs vitaux. Et pour répondre à ce besoin, quatre instituts de logistique et transport routier sont déjà opérationnels. Quatre autres sont dans le pipe pour former des profils adéquats en ressources humaines. Larbi Bencheikh, directeur général de l’OFPPT, explique à L’Economiste la stratégie de son département.
- L’Economiste: Avec l’inauguration du 4e centre consacré à la logistique et le transport routier à Taourirt, l’OFPPT s’oriente vers les métiers d’avenir…
- Larbi Bencheikh: Rendre un pays compétitif est tributaire de la qualité des services qu’il assure en matière de gestion de ses stocks et efficacité de son transport routier. La gestion des flux physiques, marchandises, données informatiques ou financières d’une entreprise nécessite un savoir-faire et une maîtrise organisationnelle. C’est ce que nous assurons à nos stagiaires et c’est ce à quoi aspire l’OFPPT en lançant un programme national pour la construction d’Instituts spécialisés dans ce domaine. Depuis 2002, l’OFPPT a créé trois établissements à Tanger, Casablanca et Agadir. Celui de Taourirt est le quatrième et quatre autres sont dans le pipe à Zenata, Fès, Benguérir et Tanger. Un accompagnement pour répondre à une demande exprimée par différents opérateurs nationaux ou étrangers. Selon des études sectorielles, le Maroc a besoin de 60.000 personnes dans ce secteur à l’horizon 2016/2017. Et c’est à l’OFPPT de former 85% de ces profils.
- En somme, des formations pour accompagner les secteurs innovants et compétitifs...
- Les secteurs du transport et de la logistique sont des secteurs vitaux pour le développement du pays. Le coût du transport impacte négativement sur le PIB et la création d’emplois. De même la non-structuration de la logistique sanctionne les efforts de modernisation. Il suffit de rappeler que nous accusons un retard de cinq points en PIB par rapport aux pays développés dans ce secteur. La formation de personnes-ressources en mesure d’apporter un plus aux entreprises qui les recrutent est une attente exprimée mais aussi un atout pour la création de l’emploi et l’accompagnement des entreprises innovantes.
- Quelles sont les formations les plus prisées?
- Nous proposons un large éventail de métiers à maîtriser. Je peux donner comme exemple deux secteurs sur lesquels on travaille d’arrache-pied et qui sont porteurs d’espoir aux jeunes Marocains: l’électronique et l’offshoring. Ce secteur fait travailler actuellement 55.000 jeunes dont 80% sont des lauréats de l’OFPPT. A titre d’exemple, à Casashore, 85% des personnes engagées sont passées par nos ateliers et salles d’étude. Ce qui nous a poussé à édifier deux centres en face de Casashore. Idem pour l’électronique qui est un secteur qui se développe avec un besoin exprimé. L’aéronautique fait travailler plus de 9.000 salariés avec une centaine d’entreprises étrangères installées au Maroc. Là aussi 95% des ressources humaines recrutées sont des lauréats de l’OFPPT. Nous sommes même arrivés à former des jeunes sur la maintenance des avions.
- Comment savez-vous que vos lauréats ont réellement été recrutés?
- Chaque année on confie de telles tâches à des bureaux d’études spécialisés pour connaître le taux d’insertion de nos lauréats. Ces études montrent que d’année en année on améliore notre score et actuellement le taux d’insertion varie entre 75% et 100%. Sans parler de certains de nos lauréats qui travaillent dans l’informel et que nous ne maîtrisons pas. De même, à chaque début d’année scolaire, on est pris d’assaut par des jeunes qui optent pour les formations qu’on assure avec un taux de demandes qui oscille entre 300 et 400% dans certaines spécialités. 50% des bacheliers qui intègrent l’OFPPT ont eu leur bac avec mention. Ces jeunes croient en cette formation car elle débouche sur l’emploi.
- Comment l'Office compte-t-il lutter contre les accidents de la route?
- Les nouveaux instituts de formation aux métiers du transport routier ne se limiteront pas à la seule formation car dans trois mois nous allons signer avec le ministère de l’Equipement et du Transport une convention pour passer une formation obligatoire à 140.000 conducteurs de poids lourds, marchandises et transport en commun. A raison de 35.000 par an. On assume aussi des formations continues pour les conducteurs qui ont perdu des points selon la nouvelle législation en la matière. De même un autre type de formation est réservé aux moniteurs autos, motos et poids lourds pour qu’ils puissent monter leur propre projet d’autoécole.


Propos recueillis par Ali KHARROUBI

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