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Economie

Economie sociale
De nouveaux créneaux à investir

Par L'Economiste | Edition N°:4062 Le 27/06/2013 | Partager
Commercialisation, services électroniques…
3 conventions avec Maroc Export, l’OFPPT et Barid Al-Maghrib
Le secteur emploie 500.000 personnes

Najib Boulif a souligné que «le secteur de l’économie sociale fait face à une série de problématiques liées notamment à l’accès au financement, à la faiblesse des ressources humaines et à l’absence d’innovation dans les modes de production»

Même si «la solidarité fait partie intégrante des valeurs intrinsèques à la société marocaine», comme l’a rappelé Abdallah Baha, le secteur de l’économie sociale et solidaire n’arrive pas encore à atteindre sa vitesse de croisière. En effet, «ce secteur fait face à une série de problématiques liées notamment à l’accès au financement et à la faiblesse des ressources humaines en termes qualitatif et quantitatif. A cela s’ajoutent l’absence d’innovation dans les modes de production, couplée à la difficulté des conditions de travail», a fait savoir Najib Boulif, ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, lors du colloque national de l’économie sociale et solidaire. Il a également déploré «l’absence de coordination entre les différents intervenants du secteur, les défaillances dans les mécanismes de soutien et l’inadéquation des outils de suivi et d’évaluation». C’est pour cela que le ministre d’Etat a mis l’accent sur «la nécessité d’une stratégie pour donner un nouvel élan à ce type d’activité qui constitue une alternative prometteuse et qui répond aux dysfonctionnements du modèle de développement». D’ailleurs, Baha a appelé les jeunes et les femmes à «s’impliquer davantage dans la nouvelle génération de coopératives, notamment celles dédiées à la commercialisation ou aux services électroniques». Il s’agit là de nouveaux créneaux qui s’inscrivent dans la stratégie de développement de ce secteur, dont les grandes lignes ont été présentées par le ministre chargé des Affaires générales. Elle a pour objectif «la mise à niveau du secteur, le renforcement du rôle de ses institutions et la mise en place d’un dispositif de gouvernance pour accroître la performance et l’efficacité de l’économie sociale, afin de contribuer à la création d’emploi». Ce secteur a permis en effet d’améliorer les conditions de vie de tout un pan des populations vulnérables, comme cela est ressorti des témoignages présentés lors de ce colloque. Aujourd’hui, l’économie sociale compte plus de 500.000 postes d’emploi. En effet, «elle permettra d’assurer la coordination entre les différents intervenants, dans le cadre d’une approche participative, qui assurera une complémentarité avec les chantiers de l’INDH», a noté Baha. Pour Najib Boulif, «l’idée est également de faire de l’économie sociale un levier de développement au niveau local, qui s’inscrit dans la politique de proximité privilégiée par l’Etat depuis quelques années». Globalement, cette stratégie s’articule autour de deux grands axes. Le premier est relatif à la gouvernance du secteur. Cela devra passer par «la mise à niveau de l’arsenal juridique, notamment à travers l’adoption de nouveaux projets de loi, comme ceux sur les coopératives et sur le commerce équitable», a fait savoir le ministre chargé des Affaires générales. Parallèlement, cette vision mettra en place un nouveau cadre institutionnel efficient, dont le schéma a été défini. En outre, elle permettra d’harmoniser les programmes sectoriels relatifs à l’économie sociale et de développer la recherche scientifique et la veille stratégique. Pour le deuxième volet, il s’agit surtout du renforcement des capacités des opérateurs sociaux et de procéder à une réorganisation du secteur. Ce colloque a été également l’occasion de «présenter des réponses pratiques à certaines problématiques qui caractérisent ce secteur, à travers la signature de trois conventions», a affirmé Boulif. La première a été signée avec Maroc Export, afin de redynamiser les exportations des produits des coopératives. La deuxième, elle, porte sur la formation et l’encadrement, en partenariat avec l’OFPPT. La troisième convention, signée avec Barid Al-Maghrib, permettra de s’appuyer sur la logistique de cet établissement pour favoriser la commercialisation des produits des coopératives. Celles-ci profitent déjà des mesures prises par le gouvernement, notamment pour leur permettre d’avoir accès à certains espaces comme les aéroports, les grandes surfaces, les salons régionaux. A cela s’ajoutent les nouvelles opportunités offertes par la commercialisation électronique.

Coopératives

Contrairement à une idée reçue, le secteur de l’économie sociale ne concerne pas uniquement les coopératives, mais également les mutualités. Néanmoins, le nombre de ces dernières ne dépasse pas 50, en grande partie relevant des établissements publics. Aujourd’hui, le nombre des coopératives s’élève à 11.000 avec 420.000 adhérents. Cependant, «leur chiffre d’affaires reste encore faible, avec moins de 1% du PIB, mais nous visons de passer à 3% au moins», a avancé Najib Boulif. Ces coopératives se caractérisent par la grande présence des femmes et des jeunes, mais également par leur petite taille. 80% d’entre elles se composent de moins d’une cinquantaine de personnes.

Mohamed Ali MRABI

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