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Evénement

Chabat reçu par le Souverain
Le processus politique s’accélère

Par L'Economiste | Edition N°:4062 Le 27/06/2013 | Partager
Les idées forces du mémorandum remis à Oujda
Réunion extraordinaire du Comité exécutif de l’Istiqlal hier soir

L’audience royale remet en selle Hamid Chabat et donnera un coup d’accélérateur au processus politique pour un gouvernement Benkirane II

Le Souverain a reçu le secrétaire général de l’Istiqlal, Hamid Chabat, hier à Oujda. L’audience a été officialisée par un communiqué du cabinet royal. Elle intervient suite à l’intervention du Souverain après la décision de l’Istiqlal de quitter le gouvernement. Hamid Chabat lui a remis un mémorandum qui retrace la genèse de la crise gouvernementale et qui a poussé le Conseil national de l’Istiqlal à décider de sortir du gouvernement. Ce document, prêt depuis plusieurs semaines, attendait le retour de SM le Roi, de son déplacement  privé à l’étranger. Cette audience royale, qui remet en selle Hamid Chabat après une longue tournée dans les provinces du sud, donnera un coup d’accélérateur au processus politique. Déjà, l’Istiqlal a convoqué une réunion extraordinaire de son comité exécutif pour hier en début de soirée.
Incontestablement, l’audience d’Oujda marquera une rupture avec le statu quo qui aura duré plusieurs semaines. Rien n’allait plus, le chef du gouvernement était en conflit au sein de sa majorité, avec l’opposition, les syndicats, la CGEM,… répètent en chœur ses adversaires. Désormais, les projecteurs sont braqués sur la crise gouvernementale, que Abdelilah Benkirane et ses amis refusent de reconnaître même si elle a commencé bien avant le 11 mai, date de la décision de l’Istiqlal de jeter l’éponge. Pour le PJD, «le gouvernement et le Parlement travaillent normalement». Mais cette accélération a dû désarçonner Abdelilah Benkirane, qui était attendu hier à la Chambre des représentants pour sa prestation mensuelle (voir page 28). Il devra refaire ses calculs. En tout cas, quelle que soit l’issue du processus engagé, retrait effectif de l’Istiqlal ou remaniement ministériel, c’est la fin de partie du gouvernement de Benkirane, en sursis depuis déjà plusieurs semaines. Benkirane II est déjà en gestation. On verra dans les jours qui suivent les scénarios. Pour l’heure, le mémorandum remis au Souverain reprend les idées forces des deux documents adressés au chef du gouvernement, début janvier et fin mars derniers, et restés sans réponse. L’Istiqlal, avec une nouvelle direction pilotée par Hamid Chabat, voulait redynamiser l’action gouvernementale. Il a exigé un remaniement ministériel selon de nouveaux critères: réduction du nombre et répartition de portefeuilles, selon les résultats des élections législatives de 2011, fin des ministères à deux têtes, appartenant à des partis différents (Finances et Affaires étrangères), 20% de femmes au gouvernement,... Le deuxième point important a concerné la Charte politique de la majorité qui a été modifiée, selon la demande de l’Istiqlal,  mais pas appliquée. Dernier point, la réorientation de l’intérêt du gouvernement sur les priorités d’ordre économique. L’Istiqlal, avant même les dernières mises en garde du FMI, attirait l’attention du chef du gouvernement sur la situation économique catastrophique.  Devant le silence de Abdelilah Benkirane, l’Istiqlal a proposé fin mars des mesures d’urgence pour relancer l’économie. Ce dispositif, concocté par l’Alliance des économistes de l’Istiqlal que préside l’ancien ministre Adil Douiri, permet de mobiliser une enveloppe de 42 milliards de DH, de quoi combler le déficit public et relancer l’économie. Ce qui a choqué les istiqlaliens, c'est que le premier mémorandum et le 2e document ont été purement et simplement ignorés par le chef du gouvernement.


Mohamed CHAOUI

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