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Economie

Compétitivité
Le CMC tance le gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:4061 Le 26/06/2013 | Partager
Le Centre marocain de conjoncture recommande la réforme de la fiscalité
Renforcer l’infrastructure, la logistique et le climat des affaires

Comment redresser la compétitivité de l’économie nationale? C’est la sempiternelle question à laquelle conjoncturistes et économistes marocains se livrent un match sans fin. Le bulletin thématique du Centre marocain de conjoncture, publié avant-hier, qui fait le point sur les différents enjeux de la question de la compétitivité, revient à la charge. Le CMC, proche de la gauche (USFP), n’est pas allé chercher très loin pour élaguer «les voies de redressement» pour une compétitivité, en privilégiant trois types d’éclairage.
Le premier, une sorte de marronnier, consiste pour les experts du CMC à passer au scanner «les échanges extérieurs sous le double éclairage qualitatif et quantitatif». Au plan qualitatif, il est question de mettre en perspective le cadre juridique réglementant ces échanges pour répondre aux exigences du contexte international. Sur le plan quantitatif, le CMC évalue l’impact des incitations accordées pour dynamiser les échanges dans le cadre des différents ALE et l’apport des régimes économiques en douanes dans nos exportations. Un check-up qui renvoie le gouvernement dans ses petits souliers: «Beaucoup reste à faire tant au plan institutionnel qu’au niveau de la politique publique pour que la stratégie d’ouverture ne rime pas avec le retour au régime de la porte ouverte. En particulier, l’ouverture qui a, certes, grandement favorisé le passage de l’économie nationale du stade d’une économie fortement administrée à celui d’une économie de marché, n’a pas permis aux exportations de devenir le nouveau levier pour l’avènement d’une croissance forte et soutenue».
Selon les experts du CMC, ce gap entre les objectifs et les faibles performances affichées dans nos échanges extérieurs, incarné par un déficit de 81,6 milliards de DH à fin mai, milite pour un rôle nouveau devant échoir à la politique économique et une présence vigilante de l’Etat pour corriger les excès de cette libéralisation. En clair, le Centre appelle à une sorte de désobéissance aux règles du commerce international, en emboîtant le pas à beaucoup de pays qui «n’hésitent pas à contourner en recourant à un nouveau protectionnisme sous forme non tarifaire». Seul moyen, à court terme, pour aider à l’amélioration du positionnement compétitif des exportations. Quoi qu’il en soit, le constat du CMC sur les faiblesses structurelles de nos échanges commerciaux, traduisant un lourd déficit de compétitivité, est sans équivoque.   
Parmi les autres types d’éclairage, pour pénétrer ces «voies de redressements» dont parle le Centre marocain de conjoncture,  il y a d’abord la réforme de la fiscalité: «un préalable à toute politique de redressement des comptes extérieurs du pays». Voilà une prise de position assumée qui anéantit tous les espoirs nés à l’issue des Assises de la fiscalité, tenues à Rabat les 29 et 30 avril 2013 (Cf. L’Economiste du 30 avril 2013). Parmi les déterminants majeurs à toute les performances de nos entreprises à l’export, le «renforcement de l’infrastructure et de la logistique». Une généralité qui s’ajoute à une autre, longtemps évoquée: «les politiques publiques tendant à promouvoir le capital humain et la création d’un climat propice aux affaires sont de nature à renforcer la confiance du secteur privé dans les potentialités de l’économie nationale; l’adhésion des opérateurs est un pré-requis pour espérer gagner la bataille de la compétitivité». 
Une chose est sûre. Les analyses de la question de la compétitivité se suivent et ne se ressemblent pas. Entre ceux qui disent que le problème n’est pas la compétitivité, mais l’évolution de la demande et les chocs asymétriques que constituent notre économie et celle de nos principaux partenaires commerciaux, notamment l’Europe, il y a un fossé. Les différentes facettes de la compétitivité prix, la compétitivité coût donnent l’impression d’un débat toujours suspendu, voire en cours de développement, donc toujours pas tranché. Ceux qui suivent le débat académique sur la question de la compétitivité se souviennent sans doute de l’opposition forte entre tenants de deux explications qui apparaissaient totalement antinomiques des problèmes de notre économie. D’un côté, les porteurs d’une analyse de la compétitivité coût. De l’autre, les porteurs d’une analyse de la compétitivité prix. En gros, il y a ceux qui disent que notre économie, encombrée avec une structure de coûts est incapable de faire face aux enjeux de la mondialisation. Et ceux qui défendent le contraire. Car le vrai problème, répètent ces derniers, c’est l’insuffisance d’efforts de recherche, d’éducation supérieure, d’efforts en matière d’innovation.
La véritable érosion de notre compétitivité, au-delà de l’effondrement de notre offre exportable, de la perte de parts de marché…, résulte des défauts de spécialisation, de différenciation-produits, d’innovation.

Un remède de cheval

Au plus fort du débat sur la compétitivité, l’on se demandait par où commencer pour renverser la tendance de ce déséquilibre. Mettre le paquet sur l’investissement dans l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation ou dans des dispositifs d’incitation aux entreprises? Faire un effort massif et immédiat de transfert des charges pour alléger le coût du travail et améliorer la compétitivité? Etant entendu, ici et là, le choc de compétitivité n’est qu’une bouffée d’oxygène. Il ne règle pas les problèmes structurels de compétitivité. Pour monter en gamme dans la conquête des marchés, il faut investir dans la R&D, l’innovation, la marque, la différenciation-produits, l’offre exportable, etc. Il faut pour cela des actions durables, à la fois dans l’enseignement supérieur, la R&D et même dans la gouvernance pour que les recherches aboutissent à la création d’entreprises, de produits, de conquête de nouveaux marchés.

Bachir THIAM

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