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Economie

Les Allemands sur la piste de la bioénergie

Par L'Economiste | Edition N°:4061 Le 26/06/2013 | Partager
Sept entreprises participent à une rencontre à Casablanca
Potentiel: 1,1 million de mètres cubes d’eaux usées par jour

Autant le Maroc est précurseur dans le domaine du solaire et de l’éolien, autant il affiche encore peu d’intérêt pour la biomasse. Le constat a été dressé hier mardi à Casablanca lors de la conférence organisée par la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc. Pourtant, le potentiel est jugé énorme: environ 8.000 tonnes de déchets ménagers et 1,1 million de mètres cubes d’eaux usées sont générés quotidiennement au Maroc. Ceci, sans oublier les déchets résultant des secteurs agricole et de l’élevage tels les grignons des olives, les feuilles mortes et les excréments d’animaux. Ce dernier potentiel est estimé à 320 millions de mètres cubes par an. L’évaluation en a été faite en mars dernier lors d’une première rencontre à Berlin entre experts publics et privés du secteur des énergies renouvelables. La journée du mardi dernier devait donc marquer le passage à l’action. «Les atouts dont dispose le Maroc combinés à l’expérience allemande offrent d’importantes opportunités d’affaires pour les opérateurs des deux pays», souligne Marco Wiedemann, DG de la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc. D’où d’ailleurs la présence à la conférence de sept entreprises germaniques qui comptent parmi les leaders dans le monde des énergies renouvelables. 
«En Allemagne, la politique énergétique vise à sortir complètement du nucléaire d’ici 2020», indique Urban Peyker, consultant auprès du ministère fédéral de l’Economie et de la technologie pour l’initiative de l’export des énergies renouvelables. A cette échéance, il est prévu de réduire de 40% les gaz à effet de serre et d’augmenter de 35% la part de la consommation des énergies propres.   
Grâce à des mesures incitatives destinées aussi bien à la production locale qu’à l’export de la technologie, ces énergies couvrent actuellement 20% de la consommation d’électricité dont 30% à base de biomasse. C’est que l’activité est à la fois rentable et génératrice d’emplois. «La loi sur les énergies renouvelables s’est en effet révélée un véritable levier de croissance pour la toute jeune branche du biogaz», constate Peyker. A fin 2011, l’activité a drainé des investissements de plus de 25 milliards d’euros et assuré la création de 380.000 emplois. Le retour sur investissement est estimé à 6 milliards d’euros par an.
C’est donc une aubaine pour le Maroc que de valoriser ses déchets ménagers et agricoles. D’autant plus que l’ambition affichée est de réduire la dépendance à l’égard des énergies fossiles via l’accroissement de la production des énergies propres. Et celle à base des déchets organiques s’avère bon marché, affirment les experts. Autant s’y mettre dès à présent, ne serait-ce que pour garantir la propreté des villes marocaines.

Des affaires à la carte

La délégation allemande, qui séjourne au Maroc jusqu’au au 28 juin, comprend, outre les représentants du ministère fédéral de l’Economie et de la technologie, sept entreprises spécialisées dans la construction, le contrôle et le suivi de projets de bioénergie. Certaines proposent même des projets clés en main et financements à l’appui. Des propositions de partenariats sont aussi dans le pipe.
Elles ciblent pour l’essentiel les entreprises du secteur de l’agroalimentaire, de collecte et de tri des déchets. Les communes, les gérants des décharges publiques et de stations d’épuration d’eau sont également prospectés. La délégation allemande est également intéressée par les bureaux d’études et d’architectes. Et la liste est plus exhaustive.

A. G.

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