×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Competences & rh

Focus
Tanger, hub de la formation touristique

Par L'Economiste | Edition N°:4060 Le 25/06/2013 | Partager
L’Isit s’est vu attribuer le rôle d’Institut d’excellence pour la formation aux métiers du tourisme
Les licences-masters-doctorats lancés, la 1re promotion prête en juillet
Le partenariat avec l’Institut Paul Bocuse sera renforcé

Reconversion réussie pour l’Institut supérieur international du tourisme (Isit) de Tanger. L’établissement, dont les filières ont évolué vers le système normalisé Licence Master Doctorat (LMD), verra la première promotion issue de ce système quitter l’Institut dès ce mois de juillet. Ce sont 130 lauréats qui représentent le fer de lance de la formation dans le secteur pour un Institut qui se veut un centre d’excellence. «L’objectif est de garder cette position de leader pour cet établissement de formation supérieure dans le cadre de la Vision 2020», explique Jamaleddine Idrissi, directeur des ressources et de la formation au sein du ministère du Tourisme. Pour Idrissi, l’Isit représente à la fois un modèle et un laboratoire pour le reste du système de formation encadré par le ministère. L’établissement s’est vu attribuer le rôle d’établissement d’excellence au sein du dispositif de formation aux métiers touristiques. Il est spécialisé dans la formation de bacheliers pour l’encadrement dans les établissements touristiques.
«Avec l’alignement sur les LMD, c’est une première étape qui est franchie», explique Abdelhaq Mohtaj, ajoutant qu’elle sera suivie l’année prochaine d’un master et d’un doctorat. L’objectif est de mettre sur le marché des cadres capables de relever le défi que suppose l’hôtellerie moderne tant en management moyen que supérieur. Mais il s’agit aussi de limiter les déperditions en cours de route. En effet, une bonne partie des lauréats de l’Institut sont captés par les banques et les compagnies d’assurances. Ces dernières y organisent même des opérations de recrutement annuelles. Les profils des lauréats, avec une formation poussée en matière de management et de gestion et un sens aigu de l’image, plaisent en effet aux banquiers dont certains représentants étaient présents lors du dernier forum organisé par l’Institut. Une pioche considérée naturelle par ces professionnels, qui avancent comme argument que l’établissement bancaire investit aussi dans l’image, le comportement et l’accueil, qui sont des valeurs de base dans les métiers du tourisme.
Le ministère qui entend profiter de l’aura de l’Isit veut aussi élargir son influence. Des licences professionnelles seront délocalisées au sein d’autres établissements de formation telles les écoles hôtelières. L’Institut entend aussi étendre son partenariat avec les groupes étrangers de formation, comme cela est déjà le cas depuis quelques années avec l’Institut français Paul Bocuse qui participe dans la mise en place de quelques filières professionnelles. Il s’agit maintenant, selon Mohtaj, de lancer la deuxième phase avec l’accompagnement du master.
Il s’agit aussi de cloner le concept d’excellence et de le généraliser à l’ensemble des huit régions touristiques prévues dans le plan Maroc 2020 dont les appétits en ressources humaines sont considérables.
Au menu de la vision, ce ne sont pas moins de 470.000 emplois qui devront être créés à l’horizon 2020. Pour accompagner ces créations d’emploi, il est prévu de former 130.000 jeunes dont une bonne partie à la charge du ministère du Tourisme. Au niveau supérieur, le Maroc forme une moyenne de près de 1.200 lauréats, dont plus du tiers au sein de l’Institut de Tanger. Mais il s’agit aussi d’éviter de tomber dans les excès. En effet, selon plusieurs opérateurs, il faut mener la formation en parallèle avec les investissements en matière touristique afin d’éviter de se retrouver dans une situation opposée à celle des dernières décennies où les profils de cadres supérieurs manquaient au Maroc.

Centre de haut niveau

Créé en 1987, l’Institut fait partie des centres de formation de haut niveau de l’Organisation mondiale du tourisme. Il forme des cadres en gestion hôtelière, en techniques d’accueil et en gestion des entreprises touristiques. Il dispose aussi d’une section pédagogique pour la formation initiale des formateurs. Le caractère global et polyvalent de la formation des lauréats en fait une cible rêvée, non pas seulement pour les entreprises du secteur touristique mais aussi pour les finances et autres secteurs de services. Il compte aussi dans ses rangs des étudiants de pays d’Afrique francophone et de pays arabes comme la Tunisie ou l’Egypte.

Ali ABJIOU

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc