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Economie

Les finances publiques sur la corde raide

Par L'Economiste | Edition N°:4058 Le 21/06/2013 | Partager
Le déficit du Trésor double à fin mai dernier
Les achats des autres biens et services explosent de 45%

Au moment où les recettes ordinaires accusent un léger repli de 0,8%, les dépenses ont augmenté de 8,9%. Quant aux règlements émis au titre du budget général, ils s’inscrivent en hausse de 5,3% à 117,4 milliards de DH. Dopés en cela par l’augmentation des charges de fonctionnement.

Point d’amélioration pour les finances publiques. A fin mai, le déficit du Trésor s’est creusé à 28,8 milliards, soit quasiment le double du niveau enregistré à la même période de 2012. Ceci, en dépit d’un solde positif de 4,2 milliards de DH dégagé par les comtes spéciaux. 
Selon le dernier tableau de bord de la TGR qui irrite semble-t-il l’entourage du ministère des Finances, l’explication tient surtout au gap entre les recettes et les dépenses ordinaires. Le train de vie de l’administration s’est révélé plus accéléré par rapport aux encaissements. Les recettes ayant, en effet, accusé un léger repli de 0,8% alors que les charges ont grimpé de 8,9%.
La hausse des dépenses résulte pour l’essentiel des autres biens et servies, du personnel et de la charge de la dette. Dans le détail, les achats des autres biens et services ont explosé de 44,7% à 21,34 milliards de DH contre 14,7 milliards à fin mai 2012. Les charges du personnel de l’Etat ont englouti 41,7 milliards et les intérêts de la dette ont augmenté de 9,7%. Cette aggravation des dépenses intervient malgré un net recul de 6,8% des charges de la Compensation qui profitent de la baisse des cours internationaux et de la consommation des produits pétroliers.
Néanmoins, les investissements n’ont pas été impactés. Hors crédits gelés (15 milliards de DH), le taux d’engagement par rapport aux prévisions de la loi de Finances 2013 s’est établi à 50%. Globalement, 18,2 milliards de DH ont été investis contre 15,8 milliards sur les cinq premiers mois de 2012.
  Parallèlement, les entrées d’impôts qui constituent la source principale des recettes de l’Etat ont régressé de 2,5%. Et signe de morosité oblige, ce sont les impôts directs qui accusent la plus forte baisse: 5,2%. Avec en tête la dégringolade de 15,4% de l’Impôt sur les sociétés dont le produit s’est établi à 13,9 milliards de DH au lieu de 16,4 milliards en 2012. Explication : «De gros contribuables, notamment l’OCP, Maroc Télécom, des sociétés du secteur financier et quelques cimenteries, ont réduit leurs versements en raison de la mauvaise conjoncture», souligne la TGR. A l’inverse, l’IR, alimenté à 77% par les prélèvements à la source sur les revenus salariaux, est en hausse de 5%. Les droits de douane poursuivent leur décrochage, 19,1% à fin mai en liaison avec le recul des importations qui a atteint 4,7% à fin mai dernier. Du coup, la TVA à l’importation a également accusé un léger repli de 2,2%.
De manière générale, la fiscalité indirecte est sur un trend baissier de 1,4%. La TVA sur les produits énergétiques a diminué de 13,3% en raison de la baisse des achats et de la consommation. Il en est de même pour la TIC appliquée aux mêmes produits. Son revenu a reculé de 7,4% par rapport à son niveau de décembre 2012.
En revanche, les droits d’enregistrement et de timbres se sont améliorés de 18,3% à 6,4 milliards de DH. L’explication réside dans le réaménagement du barème de la taxe spéciale sur les véhicules automobiles à partir du 1er janvier 2013.

Dette intérieure et recettes non fiscales en hausse

PAR rapport à son encours de fin décembre 2012, la dette intérieure est en hausse de 8,2%. Ceci s’explique par le recours du Trésor au marché des adjudications pour un montant de 27,3 milliards de DH. Il constitue la différence entre des souscriptions de 75,6 milliards et le remboursement de 48,4 milliards de DH. A fin mai 2012, l’encours de la dette intérieure avait atteint 20,9 milliards de DH. De leur côté, les recettes non fiscales se sont élevées à 8,2 milliards de DH en hausse de plus de 19%. La hausse résulte notamment de l’augmentation des fonds de concours. L’essentiel des recettes provient des monopoles, participations et de la redevance du gazoduc. Le revenu des monopoles a été essentiellement assuré par l’OCP (2 milliards de DH), l’Agence nationale de conservation foncière (1milliard) et par la Banque centrale (638 millions de DH).

A.G.

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