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Analyse

Les banques traquent la liquidité

Par L'Economiste | Edition N°:4058 Le 21/06/2013 | Partager
Malgré les mesures de BAM, la pression n’est pas retombée
Le déficit ressort à 65 milliards de DH
Le coût du refinancement augmente

Bank Al-Maghrib a multiplié les mesures pour assouplir les tensions sur les ressources des banques. Pour autant, leurs besoins de liquidités restent importants. Aujourd’hui, BAM ne satisfait qu’un peu plus de la moitié de la demande du système au titre des avances à 7 jours (Source: BAM)

Baisse de la réserve monétaire, assouplissement des conditions de refinancement en monnaie centrale… Bank Al-Maghrib multiplie depuis un an les mesures pour réduire les tensions sur les ressources bancaires. Le déficit de liquidités reste malgré tout important. Il s’établit actuellement à 65 milliards de DH, pratiquement au même niveau qu’à fin 2012. Hier, la Banque centrale a prêté 44 milliards de DH aux banques pour une demande de 74 milliards de DH, soit un taux de satisfaction de 60%. Avec un financement à 3%, cette ressource est de loin très attractive, ce qui explique le rush des banques sur cette source. Le coût de financement s’est nettement renchéri au niveau des autres sources en raison de la forte intervention du Trésor sur le marché des adjudications. Or, les taux des valeurs du Trésor servent de référence à la fixation des taux sur le marché de la dette privée. Les taux des obligations d’Etat ont augmenté d’au moins 50 points de base (0,5%) sur les maturités 13, 26 et 52 semaines et 10 ans jusqu’à 102 points de base (1,02%) sur le 15 ans. Du coup, les banques sont moins portées sur les certificats de dépôts. Elles ont significativement réduit leurs interventions depuis 2011.
La détérioration du coût de la ressource va certainement pousser les établissements de crédits à activer de nouvelles sources de financement. Attijariwafa bank et BMCE Bank ont déjà annoncé l’émission d’un emprunt obligataire de 500 millions de dollars chacun sur les marchés étrangers. Bank Al-Maghrib encourage d’ailleurs les banques à sortir davantage sur le marché financier international. En dehors de cette possibilité, la titrisation, qui jusqu’ici est une option écartée par les banques, pourrait susciter de l’intérêt. Au-delà des financements alternatifs, les dépôts de la clientèle sont encore de loin la principale ressource des banques. Mais leur rythme de croissance ne permet plus aux banques de se reposer essentiellement sur cette source pour financer l’activité du crédit. La Banque centrale demande aux établissements d’accélérer l’effort de bancarisation. L’objectif assigné au secteur est de relever le taux de bancarisation à 66% à l’horizon 2015 contre 57% actuellement. En attendant, les banques ont obtenu le retour des bons de caisse anonymes après leur suppression fin 2011. La sortie d’importants capitaux du système a poussé Bank Al-Maghrib à revoir sa position. Le caractère anonyme de ces instruments n’occulte pas qu’il y ait une traçabilité des épargnants, estime le régulateur. En tout cas, l’effet est déjà immédiat sur les dépôts à terme. Ils sont en hausse de 4,5% selon les dernières statistiques (avril) contre une baisse de 3,2% à la même période l’année dernière. Aujourd’hui, les banques traquent la liquidité. Certains établissements ont réduit les plafonds de retrait quotidien au guichet. En outre, les dépassements de découverts sont moins tolérés.  Et votre crédit dans tout cela ? Le renchérissement du coût de refinancement des banques devrait mécaniquement se répercuter sur les taux appliqués au crédit. Or, le coût moyen du crédit s’est inscrit en légère baisse au premier trimestre à 5,99%. A l’exception des crédits de trésorerie, les taux appliqués aux autres produits ont tous augmenté par rapport à fin 2012. Les plus importantes hausses sont relevées sur les tarifs des crédits à l’équipement et les crédits immobiliers. Globalement, le crédit bancaire a progressé de 4% à fin avril. L’encours est en revanche en recul de 2% par rapport à fin 2012. La morosité de la conjoncture n’explique pas à elle seule le ralentissement de l’activité. Le resserrement des liquidités limite la marge de manœuvre des banques.
F.Fa

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