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Economie

Belle présence marocaine au New Forum Africa
DNES à Libreville, Nadia Salah

Par L'Economiste | Edition N°:4054 Le 17/06/2013 | Partager
Les vedettes: les banques et les promoteurs immobiliers
Des opportunités et des concurrences déjà bien connues
Et aussi de nouvelles normes en gestation

La deuxième édition New Forum Africa se tenait en marge du sommet des chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique Centrale à Libreville. Plus bas, Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank et Nadia Salah, directrice des Rédactions du groupe Eco-Médias au cours d’un atelier. Richard Attias en discussion avec Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo

A Libreville, ce week-end, les attentes du New York Forum-Africa ont été pulvérisées. L’organisation de Richard Attias attendait 700 personnes. Il en est venu plus d’un millier, pour parler de ce rebond du continent, un rebond que l’on sent tout près (cf. Les Documents de L’Economiste de juin). Le succès vient bien entendu du choix des orateurs et des thèmes mis en débat, mais aussi de la possibilité pour les responsables politiques et les entrepreneurs de se rencontrer. Ainsi, bien des difficultés sur tel ou tel projet ont été levées, simplement parce qu’elles ont pu être expliquées entre responsables de haut niveau. En cela, ce forum est sans doute lui-même un facteur de progrès.
On attendait les Chinois. Ils sont venus, bien plus jeunes mais tout aussi dynamiques que le dit leur réputation. Pour les Occidentaux, la concurrence chinoise est une bête noire, accusée tout de go de piller les ressources africaines.... Comme si Français, Belges, Anglais ou Américains étaient de doux petits anges pourvoyeurs de bien-être  et de démocratie. C’est difficile à croire, mais c’est vrai: ce genre de remarque n’est même pas compris par bien des participants occidentaux, y compris par les meilleurs de leurs journalistes, qui colportent le même discours: méfiez-vous chers petits Africains, les Chinois ne viennent que pour piller et exploiter. Le mieux  dans ce cas, c’est de hocher la tête sans rien dire, car en tant qu’Africain justement on n’a pas exactement la crédibilité qu’ il faudrait pour être vraiment écouté. C’est là qu’on trouve un autre avantage du Forum d’Attias (un Marocain de Fès): il est fabriqué de telle manière qu’il impose l’égalité de traitement aux puissants comme aux petits. Bien sûr que les Chinois ne sont pas des philanthropes. Mais leur présence changent la donne puisqu’ils introduisent un facteur de concurrence sur lequel il est possible de jouer. Les chefs d’Etat ne s’en privent pas.... Même si le jeu n’est pas aussi facile qu’il y paraît.
 En effet, il n’ y a pas que la force militaire qui compte. S’y adjoint une autre force, celle de l’influence, passant par des informations ou des normes manipulées. Un passionnant échange à ce sujet a oppose la procureure à la Cour de Justice internationale, la Gambienne Fatou Bensouda, à Isabelle Dos Santos, célèbre femme d’affaires angolaise, à qui l’on reproche sa fortune, trop liée au pouvoir politique. Cette dernière était disqualifiée d’avance, pourtant ses arguments auraient mérité d’être entendus, tant il est vrai que jusqu’à présent, la CPI fonctionne à sens unique. Les  affaires qu’elle instruit sont malheureusement exactes, mais elle n’épuise pas le sujet des massacres et des crimes de guerre: les Irakiens et les Palestiniens en savent quelque chose. En revanche, la CPI sert aussi d’épouvantail quand il s agit d’affaiblir tel ou tel homme politique, pour obtenir un avantage commercial auprès de son pays.
Là, la norme juridique devient une épée à double tranchant, qui ne sert en réalité que celui qui tient le manche.
Ce petit exemple  donne une toute petite idée de la complexité du continent africain. Non seulement il y a des ressorts de croissance très puissants, mais aussi matière à inventer de nouvelles normes dont on n’a aujourd’hui qu’une faible idée.

Les Marocains? «Durs à la tâche, mais sans humour!»

LES principales entreprises ayant investi en Afrique subsaharienne étaient présentes à Libreville, dont les vedettes que sont les banques et les promoteurs immobiliers: Addoha, Attijariwafa bank, Alliances... Mais aussi Hit Radio, le designer Hicham Lahlou, Akwa holding... Sans compter le groupe Eco-Médias: pour ce qui le concerne, les deux points qui ont retenu l'attention de divers interlocuteurs étaient la reproduction du modèle tel que cela se passe au Burkina Faso et l'école pour enseigner le journalisme et la communication.
Assez curieusement, pas de Maroc Telecom en vue, alors que l’entreprise est très connue. Pas venus non plus les discrets champions des nouvelles technologies, qui ont pourtant une liste impressionnante de régences sur le continent africain.
Les  banques sont un atout essentiel  dans le jeu du Maroc. Même si au dire de leurs clients elles se comportent sur place comme des banques locales, elles portent la réputation du Royaume. Même phénomène mais en moins visible pour les compagnies immobilières.
Les entreprises marocaines sont en concurrence directe avec les homologues européennes et de plus en plus avec les entreprises de Chine. Donc la stratégie qui associe, au lieu d'opposer, Rabat et Paris  ne manque pas d’intérêt. Elle limite un peu l’agressivité des unes envers les autres. Ceci dit sans se faire trop d’illusion...
Les Marocains seront peut-être étonnés d'apprendre qu’ils ont l’image de travailleurs durs à la tâche, sérieux mais manquant d'humour et de joie de vivre. Ce dernier trait  devrait pouvoir se corriger. Ce que les participants au New York Forum Africa ne pouvaient pas deviner, c’est qu'il y a au Maroc nombre d'idées fausses et de réticences envers l'Afrique, ce qui limite considérablement la puissance de déploiement du Royaume.

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